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Compétitivité : Le gouvernement soutient l'industrie pharmaceutique française

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La pharmacie, un des fleurons de l'industrie française, a su se faire entendre du gouvernement pour préserver sa position.
C'est que la pharmacie française est un secteur qui présente des atouts de taille. Les industries pharmaceutiques réalisent près de 38 Mrdsde chiffre d'affaires, ce qui confère à la France le statut de premier producteur européen. De même, avec 220 sites de production de médicaments, la France figure au premier rang européen et à la cinquième place des exportateurs mondiaux. En plus, le pays bénéficie, selon le Leem, d'une main d'œuvre qualifiée, d'une bonne implantation sur le territoire national, des infrastructures de qualité... Mais en parallèle de nombreux rapports montrent une part dans le marché mondial en baisse (-1,8 % en 14 ans), une perte des investissements en R&D qui filent à l'étranger, la faiblesse de l'innovation… Pour tenter d'inverser cette tendance, le gouvernement et les laboratoires pharmaceutiques français viennent de lancer une série de mesures pour favoriser l'industrie du médicament en France. C'est à l'occasion de la réunion du Conseil stratégique des industries de la santé que Jean-Pierre Raffarin, entouré des ministres concernés (Philippe Douste-Blazy pour la santé, Thierry Breton pour l'économie, Patrick Devedjan pour l'industrie et François d'Aubert pour la recherche), a annoncé une série « d'orientations et décisions opérationnelles », mobilisant plusieurs dizaines de millions d'euros. Elles concernent notamment l'amélioration de la recherche clinique, le développement de partenariat public-privé, les essais cliniques, les biotechnologies et la fiscalité. Les industriels réunis pour l'occasion (Ipsen, Sanofi-Aventis, Serono, Takeda, GlaxoSmithKline et Bristol-Myers Squibb) ont salué ces mesures, notamment en matière de fiscalité. Pour inciter les industriels à localiser en France leurs droits de propriétés intellectuelles, Matignon a en effet annoncé la baisse de 19 à 15 % du taux d'imposition des redevances de brevet. Cette mesure devrait représenter un coût de 250 M pour l'État. Biotechnologies et essais cliniques sont les priorités affichées Outre des mesures visant à accroître l'attractivité et la compétitivité de la France, le gouvernement a placé les biotechnologies au cœur des priorités. Pour combler le retard enregistré par la France dans ce domaine, il a ainsi décidé le lancement, au sein du canceropôle de Toulouse, du premier site industriel ouvert de bioproduction en France. Cette usine de production à façon de lots cliniques biotechnologiques représentera un investissement de 50 Met devrait aboutir à la création d'une trentaine d'emplois. Le gouvernement entend également créer une plateforme d'imagerie pré-clinique (Imagène, 19 M), unique en Europe et implantée en région parisienne, à Fontenay-aux-Roses, et un réseau de collections d'échantillons biologiques accessibles à tous les acteurs, privés et publics, de la recherche et développement (5 M). Les mesures concernent également les essais cliniques. Récemment, les acteurs de la recherche clinique, sous l'égide du Leem, avaient proposé un plan d'action pour renforcer les essais cliniques ( CPH n°294 ). En effet, dans ce domaine, selon le Leem, « l'évolution générale en France apparaît contraire à la tendance mondiale où le nombre d'essais cliniques est globalement en augmentation ». Jean-Pierre Raffarin a annoncé la création de Centres de gestion des essais des produits de santé (Cegeps) au sein des CHU. Ces « plates-formes de services dédiées aux essais cliniques » seront financées par une augmentation de la taxe sur les spécialités pharmaceutiques perçues par l'Afssaps. Enfin, le gouvernement a décidé de mettre en place plusieurs mesures pour inciter au développement de médicaments pédiatriques. En reprenant à son compte celles édictées par Bruxelles. En contrepartie de toutes ces mesures, les industries pharmaceutiques prévoient, d'ici à 2008, de procéder à « 50000 recrutements » dont « 6000 créations nettes d'emplois ». Le Premier ministre a demandé qu'une nouvelle réunion de cette instance soit organisée « d'ici à six mois » pour permettre de « continuer à progresser dans les différents domaines ».

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