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Christian Estrosi s'attaque à la vente des médicaments sur Internet

A.D. ET S.L.

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PRÈS DE 5 % DES MÉDICAMENTS EN CIRCULATION EN FRANCE SONT DES PRODUITS CONTREFAITS. UNE DIFFUSION FACILITÉE PAR INTERNET.

Le nombre de médicaments et autres produits de santé saisis par les Douanes européennes ne cesse de croître. Plus de 780 000 médicaments ont été saisis en 2007, contre 560 000 en 2005. La vente de faux médicaments représente ainsi un volume de plus d'un milliard d'euros de vente par an. « C'est autant d'argent soustrait au chiffre d'affaires des entreprises du médicament et à leur capacité d'investissement dans la recherche de nouvelles substances actives » a expliqué Christian Estrosi, ministre chargé de l'Industrie, lors de sa visite fin août du laboratoire anti-contrefaçon de Sanofi-Aventis à Tours. En France, on estime que près de 5 % des médicaments en circulation sont des produits contrefaits. Certes, ces produits ne se diffusent pas par l'intermédiaire des réseaux de vente traditionnels de pharmaciens, parfaitement sécurisés. En revanche, ils profitent du réseau Internet. Et de nouvelles tendances se dessinent : les Douanes françaises indiquent que « si les saisies ont principalement porté sur de faux comprimés de Viagra et de Cialis, l'année 2009 se caractérise, dans ce domaine, par une diversification des médicaments interceptés (anti-inflammatoires, antidouleurs, antiseptiques) et du matériel médical (stéthoscopes) ».

La provenance des produits de santé contrefaits a également évolué depuis 2005. L'Inde qui représentait le principal pays de provenance de ces produits (75 %) a été détrônée par les Émirats-Arabes-Unis (73,7 %). L'Inde arrive désormais à la deuxième place avec 22,6 % des contrefaçons de médicaments. La Chine, connue pour être le paradis de la contrefaçon (pays de provenance de 64,4 % des produits contrefaits saisis en 2009 tous secteurs confondus), semble moins active dans le domaine de la santé (1,4 %). Christian Estrosi s'est élevé contre « les sites Internet français qui vendent des médicaments en violation de la loi ». Il s'est ainsi dit prêt à saisir « le Procureur de la République des cas les plus graves. Des entreprises comme "Price Minister" ou "Deux fois moins cher'" se sont engagées dans la bonne voie en signant la charte de lutte contre la contrefaçon sur Internet dès décembre 2009 », a ajouté le ministre avant d'inviter d'autres sites à en faire de même, et notamment "e-Bay".

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