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Chimie fine : PCAS et Proteus s'associent pour intégrer biocatalyse et synthèse chimique

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PCAS et Proteus viennent d'annoncer la création d'une nouvelle entité commune, PCAS Biosolution, spécialisée dans la synthèse de principes actifs et d'intermédiaires pharmaceutiques par des procédés associant synthèse chimique et biocatalyse. « PCAS Biosolution va apporter à nos clients tous les avantages de l'intégration de la biocatalyse dans les procédés de synthèse chimique », a déclaré Christian Moretti, président de PCAS. « Ces avantages comprennent notamment la production de composés chiraux complexes au moyen de voies de synthèse commercialement compétitives, la réduction des coûts de production, l'amélioration de la productivité, la diminution des sous-produits et l'accès à une “chimie verte” compétitive », précise le dirigeant. Dans la pratique, PCAS Biosolution héritera des expertises, technologies et capacités de production (chimiques et biocatalytiques) respectives de PCAS et de Proteus, nécessaires à la conduite de projets du pilote jusqu'à l'échelle industrielle. Et notamment sur le large éventail d'enzymes constitué par Proteus depuis sa création en 1998. « En utilisant une approche associant criblage de la biodiversité et ingénierie de protéines, notre “boîte à outils biocatalytiques” comprend toutes les classes d'activités utiles en chimie fine (estérases, nitrilases, nitrile hydratases, amidases, époxyde hydrolases, oxydo-réductases…) », souligne Daniel Dupret, p-dg de Proteus. En précisant qu'« avec notre technologie d'ingénierie des protéines L-Shuffling, nous optimisons rapidement ces biocatalyseurs pour les adapter aux besoins spécifiques de nos clients ». Une nouvelle corde à l'arc technologique de PCAS qui sera « intégrée à un stade très précoce des projets », ajoute Christian Moretti. PCAS et Proteus suivent ainsi la piste empruntée par Minakem et Libragen, deux autres sociétés françaises, qui ont formé une alliance reposant sur le même principe en novembre dernier. Libragen s'est vu confier par Pierre Fabre début janvier, le soin de développer un procédé biocatalytique pour la synthèse d'un de ses principes actifs actuellement produit par voie chimique. Les deux projets se différencient notamment par l'origine des micro-organismes utilisés par Libragen et Proteus. Si ce dernier étudie des souches extrêmophiles (provenant d'environnements aux conditions physico-chimiques extrêmes, comme les cheminées sous-marines hydrothermales), Libragen se concentre sur les bactéries non cultivables, qui représentent 90 % de la biodiversité mais sont peu étudiées en raison de cette caractéristique. Borochem entre dans la galaxie PCAS La formation de cette co-entreprise est une nouvelle illustration de la stratégie d'alliances adoptée par PCAS pour élargir sa palette de compétences. Le groupe s'est ainsi associé à Provence Technologies en septembre dernier, afin d'accroître sa présence dans la synthèse des azaindoles (CPH n°312). Et en marge de son association avec Proteus, PCAS vient de s'associer à la société caennaise Borochem, spécialisée dans la synthèse d'acides et d'esters organoborés par cryoboration (CPH n°314). Avec pour dénominateur commun à ces trois démarches, la même philosophie: un accès pour PCAS à des technologies et des expertises qui sont complémentaires de ses domaines de compétences. Et pour le partenaire, la possibilité de s'asseoir sur la force commerciale du groupe de chimie fine, sur sa compétence dans l'industrialisation des procédés et surtout sur ses capacités de production à grande échelle. « Si vous n'êtes pas en mesure d'industrialiser la solution technologique que vous proposez aux équipes de recherche des laboratoires pharmaceutiques, commente Alexandre Bouillon, directeur général de Borochem, il est très peu probable de décrocher un contrat d'ampleur, aussi intéressante soit-elle ».

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