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Chimie Fine : PCAS et l'Australien Chemeq réfléchissent à une alliance dans les antimicrobiens

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La compagnie australienne Chemeq et le groupe français de chimie fine PCAS ont annoncé qu'ils étudiaient une alliance autour de la technologie antimicrobienne développée par Chemeq.
Selon les termes de la lettre d'intention que les deux parties viennent de signer, et qui prévoient le cas échéant une formalisation de l'accord dans les deux prochains mois, PCAS serait chargé par Chemeq de la production à grande échelle de Chemyde, principe actif de son antimicrobien commercialisé sous la marque Chemeq. Un produit destiné à remplacer l'utilisation des antibiotiques dans le traitement des infections du tractus digestif chez les animaux de ferme (porc et volailles). À la différence des antibiotiques, cette technologie repose sur un polymère d'acide 2-propénal 2-propénoïque, qui selon Chemeq n'engendre pas de mécanismes de résistance. Déjà homologué en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud et en Malaisie, le Chemeq est en cours d'homologation en Australie, en Thaïlande, au Brésil et aux États-Unis. Son processus de commercialisation est en cours dans l'Union européenne. Mais au-delà du marché vétérinaire, ses applications pourraient être bien plus larges: « Chemeq pourrait être développé en santé humaine, en cosmétique et dans la désinfection industrielle », nous a confié Vincent Touraille, directeur général de PCAS Pharma Synthesis. Le choix par Chemeq de PCAS comme partenaire potentiel n'est pas innocent. « Le principe actif de Chemeq est un dérivé d'un polymère à base d'acroléine, une de nos compétences clés », explique Vincent Touraille. Une substance largement utilisée dans la synthèse de molécules pharmaceutiques et pour la cosmétique D'autre part, l'expertise de PCAS dans la synthèse cGMP et les affaires réglementaires seront un atout non négligeable pour l'homologation du produit en Europe en santé animale dans un premier temps, mais surtout en santé humaine à plus long terme. Pour ce dernier domaine d'application, une mise sur le marché prendra plusieurs années, le temps notamment de conduire les essais cliniques. « Nous en sommes pour l'instant au stade de la montée en échelle, précise Vincent Touraille, en fonction des résultats, cette production pourrait être conduite soit à Aramon dans le Gard, soit sur le site de SBS à Mourenx dans les Pyrénées-Atlantiques ». Un contrat qui serait non négligeable pour PCAS: « les besoins de Chemeq pourraient s'élever à plusieurs dizaines de tonnes par an », précise le dirigeant.

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