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Chimie fine : Keocyt veut rapatrier sa production en France

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Créée en août 2007, Keocyt (Malakoff) a choisi un modèle d'affaires innovant avec un portefeuille de quatre produits anciens.
Alors que le géant Pfizer annonçait sa restructuration, en novembre 2006, Christophe Pasik et Jean-François Auffret choisissent de quitter le numéro un mondial de la pharmacie avec 4 produits de spécialités en oncologie et en neurobiologie. Les anticancéreux sont l'estramustine, un cytotoxique indiqué dans le cancer de la prostate (lancé en 1981) et la streptozocine, un autre cytotoxique indiqué dans le traitement des tumeurs de neuroendocrines du pancréas (lancé en 1985). Les deux autres produits sont la phénytoïne et sa prodrogue, la fosphénytoïne, indiqués dans le traitement de l'état de grand mal épileptique, lancés en 1997 et 1998. Trois produits sur quatre ont perdu leur brevet. Pour la fabrication, Keocyt cherche un partenaire dans le façonnage. « Pour le moment, les produits sont synthétisés aux États-Unis, toujours chez Pfizer, mais nous souhaitons rapatrier la production en France de ces petits volumes pour plus de flexibilité et surtout éviter les ruptures d'approvisionnement », souligne Christophe Pasik. Keocyt se présente comme une société dédiée à l'exploitation de “produits matures porteurs d'un vrai potentiel insuffisamment mis en valeur”. Ils ont ciblé des pathologies très graves mais peu prévalentes pour optimiser l'usage des molécules dans les protocoles thérapeutiques et ainsi offrir de nouvelles options de traitements aux malades. Ses fondateurs comptent investir 10 % du chiffre d'affaires dans cette R&D (via le soutien de projets). Les deux fondateurs sont majoritaires du capital de Keocyt et soutenu par une banque et des business angel. La société qui dispose des droits sur le marché français enregistre 5 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. Si les fondateurs se sont lourdement endettés, ils ont choisi de s'affranchir de la pression du capital-risque. Leur société est bénéficiaire. Ils comptent acquérir de nouveaux produits, répondant aux mêmes critères médicaux. N.T.

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