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Chimie fine/Excellents résultats pour PCAS en 1998 grâce à l'acquisition de Seloc et à une conjoncture favorable

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PCAS devrait réaliser cette année un CA d'environ 650 MF et "une croissance de 15 à 20% de ses résultats" a indiqué son P-DG, Jean-Pierre Stéphan. A six mois, l'entreprise enregistre en effet une augmentation de son CA de 46,2% à 337,4MF et de son bénéfice net, part du groupe, de 76% à 25,7MF, tandis que le résultat avant impôt augmente de 40,6% à 42,9MF (dont +4,6MF de résultat exceptionnel lié à un premier versement d'assurances pour un sinistre intervenu en février dans l'usine de Bourgoin-Jallieu et -3,3MF de résultat financier). A périmètre constant, c'est-à-dire sans l'acquisition du producteur de chimie fine pharmaceutique Seloc intervenue au début de cette année, la progression a atteint 14,2%. Pour la même période, le résultat d'exploitation, ne progresse cependant que de 31,3% à 41,5MF, en raison de l'intégration de Seloc, "qui a pour le moment des ratios moins favorables" et des coûts supplémentaires induits par le passage du 3x8 au 4x8 à l'usine de Couterne, qui devrait travailler un week-end sur deux à partir de 1999 pour passer ultérieurement au fonctionnement continu en 5 équipes. L'objectif étant de baisser dès l'an prochain les dépenses d'investissement (75MF cette année, dont 20MF pour la reconstruction de l'atelier détruit à Bourgoin, alors que le cash-flow sera d'environ 77MF) par une meilleure utilisation des capacités de production. Elle s'accompagnera d'une augmentation des effectifs de l'ordre de 10 à 15%. "Au lieu d'investir, nous augmentons la durée d'utilisation des matériels et nous créons des emplois" commente J.-P. Stéphan. Dans la plupart des segments de marché où travaille PCAS, la conjoncture se révèle en effet très favorable "les besoins de produits de chimie fine sont en forte croissance dans tous les secteurs" explique J.-P. Stéphan . Avec en tête, les produits et résines photosensibles destinés à l'électronique de la filiale canadienne St Jean Photochimie, dont le CA a augmenté de plus de 50% à 71MF. Même s'ils risquent de souffrir un peu au second semestre en raison de la crise asiatique, leurs perspectives restent extrêmement favorables "dès 1999-2000, nous allons manquer de capacité et devrons investir au Canada" commente J.-P. Stéphan. Excellente performance également pour l'activité "molécules odorantes" de l'usine de Bourgoin, malgré l'incendie de février et les difficultés de démarrage de la SBS à Mourenx. Cette installation n'a pas pu être mise en service normalement en raison de problèmes dûs à un nouveau système de contrôle-commande fourni par le constructeur allemand Siemens. Conduit "en manuel" jusqu'à l'arrêt du mois d'août l'unité de SBS n'a pu démarrer normalement qu'en septembre. L'atelier correspondant ayant échappé à l'incendie, la production du dérivé de l'acroléine concerné (le Lyral) a pu être poursuivie à Bourgoin, ce qui a limité les conséquences commerciales de ce double sinistre. Dans la synthèse d'intermédiaires et de matières actives pharmaceutiques, l'acquisition de l'usine de Limay de Seloc au groupe allemand Schwarz-Pharma, apparaît comme une excellente affaire, en raison d'un prix d'achat modéré (officieusement environ 80MF soit la moitié du CA de la société), des activités nouvelles apportées (au premier semestre, le CA correspondant a atteint 140MF contre 69,4MF un an plus tôt) et de l'ouverture vers les marchés des matières actives grâce à l'agrément BPF de l'usine et à son "Master File". "Nous regroupons sur Limay toutes les matières actives exigeant les BPF et sur Couterne, les intermédiaires amont qui n'exigent pas ces conditions" explique J.-P. Stéphan. La faible progression de la chimie industrielle (CA : 61, 3MF, +3%), provient de la conjonction d'un développement favorable (+15%) des additifs et fluides techniques pour lubrifiants et d'un fort recul des organométalliques pour l'industrie du verre où des retards de mise au point de produits destinés au marché américain du float-glass constituent une sévère contre-performance. "Mais il semble que nous ayons touché le fond et la situation devrait s'améliorer" affirme le président de PCAS. Enfin, la petite et rentable activité d'analyses pétrolières à façon (CA : 9,1MF, +23%), a bien progressé. Mais elle doit grossir. "Je préférerais la développer que la céder" a expliqué J.-P. Stéphan qui n'exclut pas des acquisitions et une filialisation dans ce secteur. n

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