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Chimie fine : 2003, année de "pause relative" pour PCAS

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Malgré une croissance annuelle moyenne de l'ordre de 17 % depuis dix ans, le chiffre d'affaires de PCAS a reculé de 9,3 % en 2003, à 190,6 millions d'euros. Le résultat net s'est quant à lui établi à 5,3 millions d'euros, contre 18,4 millions d'euros en 2002. Des baisses que le groupe explique par une conjoncture dégradée dans le secteur de la chimie fine, marquée par le ralentissement du rythme de délivrance d'AMM, une plus grande rigueur des pouvoirs publics dans la gestion des dépenses de santé, et un phénomène de déstockage de la part des laboratoires clients. Christian Moretti, nouveau président-directeur général depuis le départ de Jean-Pierre Stephan, a d'ailleurs qualifié 2003 « d'année de pause relative ». Une situation loin d'être satisfaisante pour le groupe, qui compte renouer avec la profitabilité des années précédentes grâce à des économies au niveau des achats et de l'informatique, et grâce à « une dynamique commerciale et marketing offensive » en Europe ainsi qu'en Amérique du Nord, où PCAS est à ce jour absent. Une ou deux personnes devraient ainsi être recrutées aux Etats-Unis. La cession pour 7,4 millions d'euros de Vernolab le 13 février dernier à SGS viendra également redorer les comptes du groupe en 2004. Acquis en 1999, Vernolab était devenu le numéro un européen de l'analyse des huiles en service, avec un CA de 7,9 millions d'euros et un résultat net de 0,5 millions d'euros. En 2003, le groupe français de chimie fine et de spécialités a particulièrement souffert d'un ralentissement dans le secteur pharmaceutique au second semestre, alors que les autres activités enregistraient un certain redémarrage. Ainsi, le CA du segment Synthèse pharmaceutique a diminué de 15,5 %. Celui de la division Formulation pharmaceutique a chuté de 6,6 % et celui de la Chimie minérale de 9,3 %. L'exercice s'est également achevé sur une réduction de 15,3 % des ventes du département Parfumerie ­ Cosmétiques, une tendance qui devrait se poursuivre en 2004. En définitive, seules les divisions Photochimie et Spécialités chimiques industrielles sortent gagnantes. Le CA de cette dernière a progressé de 13,7 % tandis que la reprise significative du marché de la micro-électronique a favorisé la filiale québécoise de PCAS, Saint-Jean Photochimie. Ce retour à la croissance a toutefois été pénalisé par la faiblesse du dollar canadien par rapport au dollar américain, et le CA de Saint-Jean Photochimie s'est finalement stabilisé à un niveau légèrement inférieur à celui de 2002. Mais la croissance rapide de ce marché laisse augurer le meilleur. 2004 sera riche en événements Le fait marquant de l'année en cours concernera cependant un autre secteur : celui de la synthèse pharmaceutique. PCAS devrait signer en mai un accord majeur de partenariat avec Aventis. Préparé en 2003, ce projet porte sur six ans et comporte deux volets : une prise de participation majoritaire dans le site de Villeneuve-la-Garenne (92) et un accord de production concernant certaines molécules clés d'Aventis. Ce qui permettra d'optimiser les capacités du site nouvellement acquis et des autres unités de production de PCAS. Spécialisé dans la production de principes actifs pour la pharmacie, Villeneuve-la-Garenne est tout particulièrement dédié à la synthèse du principe actif de l'antithrombotique vedette d'Aventis, Lovenox. Ce produit a réalisé 1,5 Mrd d'euros de ventes en 2002. PCAS mise sur un investissement de 15 à 20 millions d'euros et compte générer 30 millions d'euros de CA en année pleine grâce à cette opération que l'OPA hostile menée à bien par Sanofi sur Aventis ne devrait pas inquiéter. PCAS ne prévoit pas d'autre projet d'acquisition ou de cession en 2004. L'année sera toutefois marquée par un autre événement d'importance : la fusion de PCAS avec sa maison mère Dynaction. Elle devrait se concrétiser au deuxième semestre, même si sa forme finale n'est pas encore arrêtée. « Les deux sens de fusion sont envisagés, explique Christian Moretti, celle de PCAS dans Dynaction ou l'inverse. Personnellement, je n'ai pas de préférence pour un sens ou pour l'autre. Ce que je veux, c'est un sens intelligent. » Et les avantages et inconvénients des deux solutions sont actuellement à l'étude.

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