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Ceva porté par une croissance à deux chiffres

Ceva porté par une croissance à deux chiffres

© Patrick Miara

Le laboratoire français, spécialiste en santé animale, continue d’afficher une croissance insolente. De quoi le positionner comme un acteur majeur du secteur et lui laisser entrevoir de belles perspectives, tout en gardant un solide ancrage dans l’ouest de la France.

"On voulait devenir le 5e acteur mondial sur le secteur de la santé animale, et on a réussi le pari", se félicite Marc Prikazsky, président du groupe Ceva Santé Animale. En 2019, le groupe a profité du rachat de la santé animale de Bayer par Elanco pour gagner une place dans le classement mondial des plus gros laboratoires positionnés sur le secteur, si porteur, de la santé animale. Mais Ceva peut surtout s’appuyer sur une croissance d’ampleur.

Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 1,2 milliard d’euros en 2019, en progression de 14,6 % (10,4 % à taux et périmètre de change constant). Des performances répétées au cours du temps qui lui ont permis de multiplier par 10 son chiffre d’affaires, en 20 ans. Dans le détail, Ceva progresse sur toutes les zones géographiques et s’appuie sur la forte croissance des ventes de ses produits destinés à l’aviaire (+22 %), aux porcins (+13 %) et dans une moindre mesure, aux ruminants (+7 %). En 2019, le rachat des activités vétérinaires de l’allemand IDT Biologika a permis à Ceva de se renforcer dans le segment des vaccins porcins. Une acquisition qui fait suite à une longue liste de rachats depuis le début des années 2000 puisqu’une trentaine d’opérations ont contribué à renforcer la croissance du groupe.

Hors bétail, le marché des animaux de compagnie représente 28 % de son activité et affiche une progression de 9 % de son chiffre d’affaires. Sur ce segment, Ceva est notamment leader mondial sur le marché des produits à base de phéromones pour le comportement des chiens et des chats. De manière globale, le laboratoire vise pour 2020 une stratégie d’équilibre entre les produits de prévention (dont les vaccins) et les traitements, qui constituaient la plus grosse part de ses ventes au début des années 2010. Il réinvestit pour cela 11 % de son chiffre d’affaires dans la R&D, « le nerf de la guerre, nous devons être capables de réagir très vite à l’émergence de nouvelles pathologies », souligne Marc Prikazsky.

Dans les années à venir, Ceva entrevoit des perspectives favorables et espère doubler son chiffre d’affaires d’ici à 2025, pour dépasser les deux milliards d’euros. Le potentiel est géographique, notamment en Asie, où le groupe souhaite se développer davantage, « avec la crise en cours, le marché chinois va se consolider », projette Marc Prikazsky. Ceva veut aussi tabler sur la croissance des ventes sur des zones où il est solidement implanté. « Nous sommes numéro 1 en Afrique sub-saharienne, une zone en devenir, où l’élevage joue un rôle majeur », souligne le p-dg de Ceva.

Une production en France parée pour résister aux crises

Si l’épidémie de coronavirus perturbe déjà l’économie mondiale, le président de Ceva rappelle que son activité se situe « en bas de la pyramide des besoins », en ce qui concerne la santé des bétails. Le marché florissant des animaux de compagnie pourrait cependant pâtir d’une crise prolongée. Sur la question de l’approvisionnement et des éventuelles ruptures de matières premières, le p-dg de Ceva se veut rassurant. « Nous avons mis en place un plan de continuité et fait le choix d’investir pour avoir des stocks, bien avant cette crise. Pour nous, la continuité d’approvisionnement du produit est prioritaire sur l’aspect financier », insiste Marc Prikazsky. Une façon aussi de rappeler l’ancrage territorial de Ceva Santé Animale.

Avec six sites de production et de R&D employant 1 600 personnes (sur les 5 000 du groupe dans le monde), Ceva continue de se développer sur son territoire de prédilection, le Grand Ouest. Il a récemment investi 25 millions d’euros sur son campus à Laval (Mayenne). Et dans les prochaines années, c’est un futur siège de 10 000 m2 qui devrait sortir de terre, à Libourne, en Gironde.

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