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Centre-Val de Loire veut prendre le virage du biomédicament

Créé par le Conseil régional, Centréco soutient de longue date les industriels de la pharmacie en Centre-Val de Loire dans le développement et la promotion de leurs activités. Mais pour garder son poids dans la production nationale de médicaments, la région veut désormais renforcer son expertise dans le domaine des biomédicaments.

Quand on aborde le sujet de la production pharmaceutique sur le territoire français, l'évocation de la région Centre-Val de Loire (nouveau nom de la région Centre) devient très vite incontournable. Composée de 6 départements : le Cher, l'Eure-et-Loir, l'Indre, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher et le Loiret, elle abrite à elle seule 40 % de la production française de médicaments. C'est une région à forte culture industrielle. Outre le secteur du médicament, on y fait de la cosmétique, du caoutchouc industriel, de la plasturgie, de la logistique... « Dans tous ces secteurs, la région occupe une place de N°1 à N° 3 sur le plan national », assure Thierry Bluet, directeur adjoint de Centréco, agence de développement et de promotion économiques de la région Centre-Val de Loire (voir encadré). Résultat : en 2014, le Centre-Val de Loire a été la région française qui a le plus bénéficié d'investissements industriels étrangers. Ainsi, alors que le pays affiche une balance commerciale déficitaire de 60 Mrds €, la région possède une balance excédentaire comprise entre 700 M€ et 1 Mrd € selon les années (la pharmacie contribuant pour 2 Mrds €). D'ailleurs, l'emploi se porte relativement bien. « On parle beaucoup de pertes d'emplois industriels en France et en Europe, mais il reste des industriels qui investissent et qui recrutent », estime-t-il. En tout cas, en région Centre-Val de Loire l'industrie pharmaceutique a su maintenir globalement son effectif autour de 9 300 personnes malgré des fermetures ou cessions d'activités. Ces dernières années, certains grands laboratoires pharmaceutiques ont eu tendance à céder des sites à des façonniers, à l'instar de Pfizer qui s'est désengagé de son site d'Amboise auprès de Fareva. Mais finalement, les sites ont perduré et certains se sont même développés. Cette logique de désengagement ne prévaut pas chez tous les industriels étrangers. La société danoise Novo Nordisk continue d'investir sur Chartres, alors que le site est parfois mis en concurrence avec d'autres installations en Europe. On pourrait également citer le cas de l'Italien Chiesi qui a récemment inauguré un nouveau bâtiment de production sur son site de Blois, alors que la société possède trois autres sites : deux en Italie et un au Brésil.

Pour ces industriels, le choix du site France (et du Centre-Val de Loire) est loin d'être le fruit du hasard. Depuis de nombreuses années, la région joue de tout son poids pour aider les industriels à s'installer, investir et se développer grâce à des outils et des organisations mis en place à leur l'attention. Depuis 1981, la région dispose, par exemple, du Grepic, Groupement régional des établissements pharmaceutiques industriels du Centre qui joue un rôle d'animateur et de fédérateur des établissements pharmaceutiques en région. Chaque année, le Grepic organise les Printemps de la production pharmaceutique (PPP). Ce congrès est organisé en partenariat avec le centre de formation IMT (Institut des métiers et technologies), un autre acteur incontournable de la pharmacie en région Centre-Val de Loire, spécialisé dans la formation.

 

Polepharma, le cluster pharmaceutique régional

 

Puis en 1994, le Conseil régional a mis en place Centréco. Citons enfin Polepharma. Créé en 2002 en Centre-Val de Loire, ce cluster pharmaceutique a désormais étendu son influence sur trois régions limitrophes - Haute et Basse Normandie, Île-de-France - avec un objectif de stimuler le développement économique et industriel des acteurs de la filière pharmaceutique dans ces zones qui représentent 53 % de la production de médicaments en France.

Pour communiquer sur les atouts de la région et attirer des investissements, il faut cependant avoir une vision globale de la filière pharmaceutique en région. C'est ainsi que Centréco a entrepris dès 2008 de réaliser une première étude sur le sujet. Elle a été réactualisée et largement étoffée dans une nouvelle version parue en 2014, avec l'aide de la Direccte Centre et de l'Insee Centre, pour offrir un éclairage complet sur cette industrie en pleine mutation.

Parmi les chiffres clés issus de cette étude, on retiendra que la région possède 58 établissements pharmaceutiques à travers 12 centres de R&D et 46 sites de production. 11 d'entre eux sont des sites de production de principes actifs pharmaceutiques. Le plus grand acteur régional reste sans conteste Servier. Le laboratoire pharmaceutique dispose à Gidy, dans le Loiret, de l'un des plus importants sites de production de médicaments de France (800 salariés). Depuis 1996, le site accueille l'Unité d'appui clinique Servier, la plus grande unité dédiée à la production de médicaments pour essais cliniques d'Europe. Au total, le laboratoire emploie plus de 1 200 salariés dans le Loiret. Le deuxième laboratoire en termes d'effectifs est le façonnier Famar, filiale du groupe grec Marinopoulos, qui possède un site à Saint-Rémy-sur-Avre (28) et un site à Orléans (45). Le site eurélien, racheté au laboratoire Abbott en 2007, est spécialisé dans la lyophilisation. 200 personnes y sont employées. Mais le plus grand site du façonnier est celui d'Orléans, où le laboratoire a regroupé sur le site de l'ex-usine McNeil Manufacturing ses 2 sites orléanais. Le nouveau site compte plus de 700 salariés. D'ailleurs, l'étude a mis en lumière le fait que la région possède une activité importante dans le faconnage qui s'est renforcée au cours des 10 dernières années. 13 groupes sont maintenant spécialisés à 100 % dans le domaine, Famar bien sûr, mais aussi Delpharm, Chemineau, Fareva ou Synerlab. « Le tissu industriel pharmaceutique est marqué par la présence de nombreux façonniers. C'est une bonne chose pour le maintien de l'emploi et son développement. Ces entreprises ont contribué à la refonte du paysage industriel de la région centre », constate Thierry Bluet. Plus de 28 % des emplois pharmaceutiques dépendent désormais d'un site de sous-traitance. Sanofi reste néanmoins le troisième employeur régional de la filière pharmaceutique. Le groupe possède un site en Indre-et-Loire et un site dans le Loiret qui représentent un effectif total de plus de 730 salariés. Novo Nordisk dispose à Chartres de la seule unité de production d'insuline à l'extérieur du Danemark et des États-Unis. Ce site compte depuis 1961 parmi les sites stratégiques du groupe. Enfin, Ipsen arrive en cinquième position. Il a renoncé à vendre son site de production de Dreux. Mieux, il va y investir 20 millions d'euros d'ici à 2016 pour muscler sa production et ses cadences. Cette présence forte de laboratoires constitue également une attractivité pour une industrie amont comme la chimie fine. À Pithiviers dans le Loiret, un pôle constitué de quatre entreprises, 3M, Isochem, Merck Estapor et Orgapharm, a permis à la ville de devenir le deuxième site de production de chimie fine de France derrière Mourenx, en Aquitaine, rassemblant 300 salariés. D'autres activités annexes se sont également greffées comme du conditionnement pharmaceutique (fabrication d'étui, de cartons, impression d'étiquettes, conditionnement à façon), de la répartition ou de la logistique (FM, Pharmalog, Geodis), ou des équipements et des services à la production. « C'est l'un des attraits de notre région, il y a toute l'économie nécessaire au bon fonctionnement d'un site de production pharmaceutique », résume Thierry Bluet.

 

Mutation industrielle

 

Bien outillée pour épauler la production pharmaceutique traditionnelle, la région Centre-Val de Loire se pose cependant une nouvelle question autour de la montée en puissance des biomédicaments et de la bioproduction. « Les biomédicaments constitueront-ils l'essentiel de la production pharmaceutique dans les prochaines années ? Et si oui, pourra-t-on passer d'une production traditionnelle à la production de biomédicaments ? C'est aux entreprises d'y répondre et à nous, acteurs publics du développement économique, de les accompagner dans cette mutation industrielle » estime Thierry Bluet. Si la production de biomédicaments est loin d'être la majorité en région Centre-Val de Loire, Centréco observe que des sociétés sont déjà sur le créneau, comme Novo Nordisk (pour l'insuline), Leo Pharma (pour l'héparine) ou encore Recipharm (pour l'hormone recombinante). Et dans quelques mois, en septembre 2015, un centre de formation spécialisé va ouvrir ses portes, le Bio3 Institute, offrant des formations en alternance sur les biomédicaments et bioactifs cosmétiques. Porté par les universités de Tours et d'Orléans et le groupe IMT, cet organisme a pour ambition de devenir l'institut de référence dans le domaine des métiers de la bioproduction. De son côté, le cluster Polepharma mène également une réflexion sur ce secteur des biomédicaments et la capacité du territoire à accompagner les industriels dans cette nouvelle direction. La région Centre-Val de Loire est en pleine préparation de son futur pour conserver sa place de leader dans la production de tous les médicaments.

CENTRÉCO EN BREF

Mieux comprendre et accompagner le développement d'entreprises de différents secteurs, tel est l'un des objectifs de Centréco, agence de développement et de promotion économiques, créée en 1994 par le Conseil régional de la région Centre-Val de Loire. Centréco a trois missions principales : la promotion de la région, l'information économique et l'aide au développement à l'export. Pour mieux « vendre » la région Centre-Val de Loire au regard d'investisseurs français et étrangers, Centréco travaille en collaboration avec de nombreux partenaires : les services de l'État, Business France (né de la fusion de l'Afii et d'UbiFrance), les réseaux consulaires, les agences de développement économique départementales et les agglomérations de la région. « Un volet fort de notre activité porte sur l'information économique. Nous devons être les mieux informés possible sur les tendances qui peuvent avoir des influences sur la région Centre-Val de Loire. Nous faisons un travail de veille, de réalisation de tableaux de bord, de rédaction de notes de conjonctures et de bilans sectoriels. Tous ces documents sont diffusés gratuitement aux entreprises et acteurs institutionnels concernés et servent à nourrir leurs réflexions », ajoute Thierry Bluet, directeur adjoint. Pour ce qui est de l'aide au développement, Centréco oriente et accompagne tout porteur de projet à travers du conseil et des prestations sur mesure en étroite collaboration avec ses partenaires territoriaux. Et grâce à son service Centrexport qui propose un programme d'actions collectives à l'international, l'agence soutient le développement Export des entreprises de la région. Plus de 50 % du budget de l'agence sont d'ailleurs consacrés à cette aide à l'export à travers principalement l'organisation de pavillons régionaux dans de grands salons internationaux. Dans la filière pharmaceutique au sens large (incluant ses sous-traitants), Centréco-Centrexport propose d'accompagner les entreprises sur des salons tels que le Midest ou ICSE/CPhI qui intéresse tout particulièrement le cluster Polepharma et ses adhérents.

ENTRETIENServier : « Nous nous battons pour continuer de produire en France »

Servier, qui a démarré son histoire dans le Loiret, emploie aujourd'hui plus d'un millier de personnes en région Centre-Val de Loire. En démarrant une stratégie de « Business développement », les sites industriels du groupe français ont pour ambition de récupérer des volumes pour garantir une compétitivité dans un marché de concurrence de plus en plus rude. Détails avec Patrice Martin, directeur des sites industriels orléanais.

Industrie Pharma : Que représente la région Centre-Val de Loire pour le groupe Servier ? Patrice Martin : La région est le berceau historique de notre groupe. Servier y a démarré ses activités en 1954 avec la reprise d'un laboratoire de 9 personnes au centre d'Orléans par le Docteur Servier. Aujourd'hui, nous sommes un groupe de plus de 20 000 personnes dans le monde. La région Centre-Val de Loire abrite un centre de recherches en galénique et en pharmacocinétique qui est installé dans le centre d'Orléans. Nous avons deux sites de production dans le Loiret, Fleury-les-Aubrais, qui est spécialisé dans les formes liquides, et Gidy, spécialisé dans les formes solides, qui abrite également un centre de recherches en toxicologie. Nous employons environ 1 200 personnes en CDI dans la région. Mais au-delà de ce chiffre, nous faisons travailler de nombreux sous-traitants, des équipementiers, et formons des stagiaires et des apprentis... Au total, on estime qu'un emploi dans la production pharmaceutique génère 4 emplois pour la région Centre-Val de Loire. Que vous apporte cette région ? P.M. : Au-delà de l'aspect historique, nous restons implantés dans la région Centre-Val de Loire parce que les hommes et les femmes sont attachés au travail bien fait et qu'il y a des compétences dans le domaine pharmaceutique. Nous y avons des partenaires avec l'école Polytech Orléans, Ste Croix St Euverte à Orléans, l'IMT et la faculté pharmaceutique de Tours, ainsi qu'avec quelque 200 sous-traitants de biens et de services. Au total, nous leur consacrons un budget de 20 à 22 millions d'euros chaque année. Est-ce que ces sites travaillent uniquement pour le compte du groupe Servier ? P.M. : Ces sites travaillent déjà pour notre filiale de médicaments génériques Biogaran. Et nous proposons aujourd'hui, sur l'ensemble de nos unités de production de chimie fine ou de médicaments, d'ouvrir un certain pourcentage de capacités. Ceci participe à une offre de full service que nous proposons à des tiers et qui va du développement jusqu'à la production, la constitution de dossiers pharmaceutiques et la distribution des médicaments. Les discussions portent actuellement sur des projets en chimie pharmaceutique et des contacts sont déjà pris avec nos sites pharmaceutiques, en France comme à l'international. C'est pourquoi, fin 2015, et pour la première fois, nous participerons au salon international CPhI, qui se tiendra à Madrid, parmi la délégation du cluster Polepharma. Pourquoi ouvrir vos sites de production à des tiers ? P.M. : Le marché pharmaceutique européen est stable en nombre de boîtes et en contraction en terme de chiffre d'affaires. Il nous faut donc trouver des volumes pour que nos sites de production conservent une compétitivité et des coûts de production réduits. Nous nous battons pour continuer de produire en France et défendre l'emploi. C'est une volonté de notre président. Déjà, nous sommes l'un des seuls acteurs en France, avec le groupe Sanofi, à continuer de produire nos principes actifs sur le territoire. Ceci nous permet de ne pas avoir de ruptures d'approvisionnement contrairement à ceux qui ont choisi de délocaliser leur production de chimie fine. C'est un vrai sujet stratégique. Avez-vous des développements prévus dans les biomédicaments en région Centre-Val de Loire ? P.M. : Le biomédicament est encore un sujet de R&D pour Servier. Nous avons cinq molécules biotech dans notre pipeline, et pour l'instant, nous avons pris l'option de les faire produire en sous-traitance. Néanmoins, une dizaine de personnes de notre groupe travaillent au développement de compétences dans le domaine et nous sommes en train de réfléchir à l'opportunité d'avoir ce « know how » en interne. Nous pourrions choisir d'internaliser des activités de développement et des productions à l'échelle semi-industrielle. Les investissements dans des unités de production sont a priori trop ambitieux. Ces questions à l'étude doivent encore être arbitrées par notre comité exécutif. Néanmoins, il est important que la région s'intéresse au développement de compétences dans le domaine des biomolécules. Il y a déjà des initiatives qui y contribuent, comme le LabEx MAbImprove, le Bio3 Institute de Tours porté par le centre de formation IMT. Les développements en matière de production biotech, dans les sites industriels, restent à venir.

3 questions à Marie-Madeleine Mialot présidente de Centréco, et vice-présidente du Conseil régional Centre-Val de Loire

Industrie Pharma : Quel est, aujourd'hui, l'enjeu pour le secteur pharmaceutique en région Centre-Val de Loire ? Marie-Madeleine Mialot : Le Centre-Val de Loire est la première région de production de médicaments en France. Aussi, l'industrie pharmaceutique est un des fleurons de notre économie régionale. Cette industrie emploie plus de 9 300 salariés, avec un effectif stable qui résiste bien à la crise. L'industrie pharmaceutique française vit cependant des moments difficiles, confrontée à la baisse de son marché intérieur, aggravée par la crise économique. Au niveau national, depuis 2008, l'industrie pharmaceutique perd de 1 à 1,5 % de ses effectifs, chaque année. L'enjeu pour notre région est donc de pérenniser nos sites industriels dans ce domaine pour préserver l'emploi. Comment accompagnez-vous les entreprises pharmaceutiques pour le maintien de leurs activités ? M-M M. : La région Centre-Val de Loire bénéficie de la présence d'une association professionnelle, le Grépic, et du cluster national de la production pharmaceutique, Polepharma. Elle accueille également plusieurs établissements permettant d'accéder à des formations aux métiers de l'industrie pharmaceutique, notamment l'IMT, la Faculté de pharmacie de Tours ou encore le CNAM Centre. Et puis, nous avons notre agence de développement et de promotion économique, Centréco, qui bénéfice de 20 ans d'expérience. Tout cet ensemble nous permet de soutenir la filière sur des sujets très divers, tant techniques que sur la formation, le développement d'activités ou la promotion à l'international. Que prévoyez-vous pour déployer la région dans le secteur des biomédicaments ? M-M M. : Il y a beaucoup d'emplois en jeu dans la filière pharmaceutique dans notre région et si les biomédicaments sont appelés à prendre une grande importance dans le système de santé de demain, notre région doit prendre le tournant des biomédicaments pour ne pas perdre de parts de marchés. Notre mission sera alors d'accompagner les entreprises dans cette mutation, même s'il leur appartient de prendre cette décision et de mener les investissements nécessaires. C'est ainsi que, le 21 avril dernier, nous avons posé la première pierre du Bio3 Institute, le seul projet en France portant exclusivement sur la formation en bioproduction, biocontrôle et bioréglementation des produits pharmaceutiques et cosmétiques issus des biotechnologies. Il s'inscrit dans la continuité des formations proposées dans le domaine de la bioproduction depuis plusieurs années par les porteurs du projet Bio3 Institute : le groupe IMT et les universités de Tours et d'Orléans. La Région a, par ailleurs, développé, différents dispositifs financiers pour soutenir la recherche et l'innovation dans les entreprises. Ces dispositifs sont créés, pour certains, en partenariat avec des groupes financiers publics ou privés, tel le Fonds émergence innovation doté de plus 33 millions d'euros pour financer des sociétés en phase d'amorçage issues de la recherche publique ou privée. Tous ces dispositifs peuvent soutenir la production de biomédicaments dans notre région.

Propos recueillis par Sylvie Latieule

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