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Cellectis devient numéro 3 mondial des cellules souches grâce à Cellartis

Sylvie Latieule

CELLECTIS S'ASSOCIE À CYTOO ET AU CEA

Le groupe de biotechnologies Cellectis s'est associé à Cytoo, société grenobloise spécialisée dans les tests cellulaires et au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à travers le projet Etics (Systèmes cellulaires évolués s'inspirant des tissus). L'objectif d'Etics est de développer et commercialiser des tests cellulaires sous forme de kits. Ces derniers sont constitués de cellules génétiquement modifiées par Cellectis Bioresearch, filiale commerciale de Cellectis, et de supports conçus par Cytoo. Ces cellules ont la capacité de mimer les conditions in vivo de leur tissu d'origine (foie, cœur, etc.), ce qui permet aux tests de détecter des médicaments « plus efficaces et plus sûrs ». Ce projet est soutenu par Oséo à hauteur de 7,6 millions d'euros sur 5 ans. 4 M€ sont alloués à Cytoo, 2,9 M€ à Cellectis et 700 000 € pour le CEA. Ce projet pourrait ensuite rapporter jusque 600 M€ pour le consortium d'ici dix ans. « Ce financement va nous permettre d'étendre notre offre de produits et de gagner des parts de marché sur nos grands concurrents nord- américains », se réjouit Marc Le Bozec, directeur général de Cellectis bioresearch. A.F.

LE FRANÇAIS CELLECTIS INVESTIT 16,4 M€ DANS LA SOCIÉTÉ SUÉDOISE POUR COMPLÉTER SON SAVOIR-FAIRE.

La société française de biotechnologies Cellectis vient d'annoncer son intention d'acquérir la société suédoise Cellartis, leader européen des cellules souches. Cette opération se chiffre à 16,4 millions d'euros en numéraire et 1,93 million d'actions Cellectis, pour le rachat d'une société qui réalise 5 millions d'euros de chiffre d'affaires pour un effectif de 62 personnes. De son côté, Cellectis affiche 10 millions d'euros de chiffre d'affaires et emploie 130 personnes. Encore déficitaire, Cellectis a cependant le projet d'atteindre l'équilibre en 2013 avec des ventes de l'ordre de 20 à 30 millions d'euros. La part numéraire de cette acquisition, qui reste soumise à l'approbation de l'assemblée générale des actionnaires de Cellectis en octobre, sera financée par une levée de fonds de 50 millions d'euros, auprès du Fonds stratégique d'investissement (FSI) et d'un investisseur privé, Pierre Bastid. L'opération devrait être relutive, c'est-à-dire qu'elle améliorera le résultat par action, « au-delà de 2012 », assure Cellectis. Pour la biotech française, le but de ce rachat est de se renforcer dans le domaine des cellules souches grâce à la grande complémentarité des savoir-faire de sa filiale Ectycell, créée en 2009, et de Cellartis. Ectycell apporte son expertise dans la reprogrammation de cellules adultes en cellules souches iPS (souches pluripotentes induites), ce qui permet d'éviter le recours à des souches embryonnaires. De son côté, Cellartis apporte sa technologie de différenciation pour permettre à des cellules souches de se transformer de façon très reproductible en cellules cardiaques, de foie, en neurones et peut-être à plus long terme en cellules rénales. « Cette acquisition constitue un gain de temps de trois à cinq ans pour le développement d'Ectycell », assure David Sourdive, co-fondateur de Cellectis et président d'Ectycell. A court terme, l'enjeu est de déployer la plus vaste banque de cellules souches au monde. Cellectis pourra ainsi commercialiser ces cellules souches pour des utilisations in vitro dans les industries pharmaceutique et cosmétique ou auprès du monde académique. André Choulika, p-dg de Cellectis, explique que seuls 30 % des médicaments auraient une efficacité thérapeutique réelle, compte tenu de la diversité génétique des humains. Avec cette nouvelle technologie, les développeurs seront en mesure d'évaluer leurs nouvelles molécules de façon beaucoup plus précoce et sur des tissus issus d'individus aux profils génétiques plus variés, ce qui entre dans le cadre de la médecine ciblée. Dès l'année prochaine, Cellectis commercialisera donc ses premières cellules souches, avec l'objectif de générer, d'ici 3 à 5 ans, quelques dizaines de millions d'euros de chiffre d'affaires. Toujours autour de cette banque, Cellectis compte développer deux programmes de médecine régénérative avec une activité de production de sang artificiel (globules rouge de substitution). « Les premières transfusions sont attendues d'ici à quatre ans. Mais à terme, le potentiel de marché est immense, sachant que 80 % de la population n'a pas accès à la transfusion », explique André Choulika. Cellectis poursuivra parallèlement un partenariat engagé par Cellartis avec Novo Nordisk pour le développement de cellules productrices d'insuline et qui pourra rapporter jusqu'à 100 M€. En comptant les frais d'acquisitions et les investissements à réaliser pour déployer pleinement cette activité de cellules souches, Cellectis va consacrer un total de 30 millions d'euros à cette branche. Reste 20 M€ sur la levée de fonds qui seront investis dans le renforcement de l'activité Plant Sciences (15 M€) et le développement de Cellectis Bioresearch et de ses kits de recherche (5M€). Cellectis est plus que jamais sur les rails pour passer du statut de petite société de biotech à celui de groupe industriel s'appuyant sur quatre filiales à fort potentiel, avec un tronc commun qui reste l'ingénierie du génome.

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