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Caviskills

Aurélie Dureuil

Chiffres clés

01/08/2012 création de l'entreprise

7 salariés et 2 associés à l'Inserm

30 000 € de capital

700 000 € d'aides

4,4 M € de CA prévus en 2017

Caviskills

La technologie de Caviskills repose sur les ultrasons.

© © Caviskills

La jeune société lyonnaise devrait mettre sur le marché cette année son premier équipement utilisant les UV afin d'améliorer les effets des chimiothérapies. Destiné aux équipes de recherche, ce lancement devrait être suivi par le début des essais cliniques en 2014 pour l'appareil dédié aux applications thérapeutiques.

Améliorer la pénétration des traitements de chimiothérapie dans les cellules tumorales, tel est le principe des appareils développés par la jeune société lyonnaise, Caviskills. Créée en août 2012, cette société prévoit la mise sur le marché de son premier dispositif dès cette année. « Notre premier appareil sera dédié à la recherche, pour les phases précliniques et pour la transfection in vivo. Nous le commercialiserons d'ici à la fin de l'année auprès des laboratoires de recherche publics et privés », indique Sophie Chappuis, dirigeante et cofondatrice de Caviskills. La technologie utilisée a été développée au sein du laboratoire LabTau de l'Inserm. « Caviskills détient une licence mondiale exclusive pour cette technologie », souligne Sophie Chappuis. Les deux chercheurs à l'origine de cette découverte, Cyril Lafon et Jean-Louis Mestas, se sont associés à Sophie Chappuis pour la création de Caviskills. Cette technologie repose sur l'utilisation des ultrasons. « Une fréquence et une puissance très particulières ont été déterminées. L'utilisation de plusieurs faisceaux d'ultrasons permet de stabiliser une zone de cavitation de 2 mm environ et ainsi avoir une très bonne précision dans le ciblage de la tumeur », détaille la dirigeante. Le phénomène de cavitation consiste à provoquer l'oscillation de bulles de vapeur sous l'action des ultrasons, ce qui rend perméables les membranes cellulaires. La précision et la stabilisation obtenues par les équipes de Caviskills permettent de cibler les cellules tumorales et ainsi de favoriser la pénétration des traitements de chimiothérapie dans ces cellules. « Nos études chez le rat et la souris montrent qu'en combinant la chimiothérapie et notre dispositif nous pouvons diminuer la taille de la tumeur quatre à neuf fois plus par rapport à un traitement de chimiothérapie seul », souligne Sophie Chappuis. Avant d'ajouter : « Cela permet aussi de réduire les effets secondaires ». Les appareils développés par Caviskills sont utilisés sans ajout de produit sono-sensibilisant et sous guidage échographique.

Un dispositif thérapeutique en 2017

En parallèle de ce premier dispositif destiné à un usage de recherche, la société met au point un autre dispositif destiné à cibler les cancers du sein pour les tumeurs de grosse taille et les sarcomes des tissus mous des membres supérieurs et inférieurs. « Il s'agit d'un dispositif spécifique pour ces types de cancer. Nous prévoyons de débuter des essais cliniques mi-2014 pour une mise sur le marché en 2017 », précise Sophie Chappuis. Elle prévoit ainsi d'enregistrer un premier chiffre d'affaires de 4,4 millions d'euros en 2017. D'ici là une première levée de fonds en amorçage de 500 000 euros devrait être bouclée en 2013 afin de financer le démarrage de ce projet concernant les applications chez l'homme. Incubée par Créalys puis soutenue par Novacité, Oséo et le pôle de compétitivité Clara entre autres, la jeune société a déjà perçu des aides de plus de 700 000 euros. Pour la construction de ses machines, Caviskills a par ailleurs conclu un partenariat avec Edap TMS, société voisine spécialisée dans l'utilisation thérapeutique des ultrasons. Située à Vaux-en-Velin, Caviskills entend commercialiser ses appareils au niveau européen, « dans un premier temps », selon la dirigeante. Elle envisage ensuite d'atteindre les essais cliniques de phase I/II pour « intéresser des partenaires et réaliser d'autres types de dispositifs pour d'autres tumeurs solides ». Pour les autres applications en oncologie, la technologie restera la même, seule la machine devra évoluer afin d'accueillir le patient différemment. 2013 devrait ainsi être l'année de la commercialisation et de la 1re levée de fonds.

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