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Bourse:Revers et avancées pour Sanofi Aventis

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Le titre de Sanofi Aventis est malmené depuis le début d'année et accuse une forte baisse depuis le 1er janvier (20 points environ)
Le titre de Sanofi Aventis est malmené depuis le début d'année et accuse une forte baisse depuis le 1er janvier (20 points environ). Jeudi 15 mai, le cours baissait de nouveau (de 1,5 %) à la suite de l'arrêt d'une cour d'appel américaine qui a confirmé l'invalidité des brevets de son anticoagulant vedette Lovenox (héparine) aux États-Unis, donnant raison à des fabricants de génériques Amphastar et Teva (CPH n°422). Le même jour, onze lots fabriqués par Sanofi Aventis de ce même médicament ont été retirés du marché « par précaution » en raison de la présence anormale d'une autre substance potentiellement dangereuse, a indiqué l'Agence du médicament. De la chondroïtine persulfatée, dont la structure est très similaire à celle de l'héparine, a été détectée « dans des lots de matière première servant à la fabrication d'héparine distribuée dans de nombreux pays, et notamment en France », souligne l'Afssaps. Des accidents graves, voire mortels sont survenus aux États-Unis et en Allemagne (CPH n°417). Selon l'Afssaps, les onze lots retirés et présentant les concentrations les plus élevées de chondroïtine persulfatée, représentent un total d'environ 420000 boîtes, soit 3,5 % de la consommation annuelle de Lovenox en France. Progressivement, l'Agence sanitaire devrait retirer du marché tous les lots contenant cette substance. Cependant, Sanofi Aventis précise que « les réactions graves survenues aux États-Unis et en Allemagne sont liées à l'utilisation de certaines héparines non fractionnées et administrées par voie intraveineuse, et non pas à l'utilisation de l'énoxaparine sodique (Lovenox), héparine de bas poids moléculaire ». Aucun incident ne s'est produit en France jusqu'à présent. Sanofi Aventis veut faire homologuer son anti-arythmique Multaq L'action Sanofi Aventis repartait cependant en hausse vendredi 16 mai, grâce à la présentation d'une étude démontrant l'efficacité d'un anti-arythmique cardiaque, la dronédarone (Multaq), traitement pour lequel le laboratoire compte redemander une homologation aux États-Unis et en Europe. Selon l'étude, le Multaq réduit de 24 % les hospitalisations d'origine cardiovasculaire ou les décès, chez les patients atteints de fibrillation auriculaire. Ainsi, le groupe « prévoit de soumettre une demande d'AMM auprès de l'EMEA ainsi qu'une demande d'homologation auprès de la FDA d'ici au troisième trimestre ». En août 2006, le dossier de demande d'AMM de ce médicament aux États-Unis n'avait pas été jugé acceptable en l'état par la FDA et Sanofi Aventis avait du coup retiré peu après son dossier en Europe. « Multaq fait désormais figure de futur blockbuster lancé en 2009 », ont parié les analystes de Natixis d'après des informations publiées par l'AFP. Deutsche Bank s'est montré plus réservé, relevant que l'essai « a réduit le risque d'hospitalisation pour des problèmes cardiovasculaires mais a échoué à démontrer un bénéfice significatif sur la mortalité globale »J.B.
La Cour d'Appel rejette le recours de Rhodia face à Sanofi Aventis La cour d'appel de Paris a rejeté jeudi 15 mai le recours déposé par Rhodia dans une affaire de demande d'indemnisation d'environ 650 millions d'euros de Rhodia à son ancien actionnaire principal Sanofi Aventis, pour des charges environnementales et de retraites. En 2003, Rhodia avait accepté de toucher pour solde de tout compte 88 M€ afin de faire face à ses risques écologiques futurs. Mais devant la lourdeur des passifs, le groupe avait engagé une procédure après l'échec d'une tentative de conciliation en février 2005. En septembre 2006, Rhodia avait assigné Sanofi Aventis devant le tribunal de commerce de Paris afin d'obtenir cette indemnisation.

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