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Boehringer Ingelheim sur les rails en diabétologie et oncologie

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Boehringer Ingelheim sur les rails en diabétologie et oncologie

« Nous sommes impliqués dans sept grandes aires thérapeutiques mais nous restons tout à fait disposés à investir plus », a souligné Manfred Haehl, Corporate senior VP. Il y a encore quelques années, le laboratoire familial ne possédait aucun produit en diabétologie dans son portefeuille. Et ses projets en oncologie étaient cantonnés au stade des recherches. En un court laps de temps, moyennant des partenariats choisis avec des sociétés de biotechnologies et des laboratoires académiques, il s'est bien rattrapé. En diabétologie, l'allemand a développé un inhibiteur de la DDP-4 en phase III (issu de sa propre recherche) et un inhibiteur de la SGLT-2, premier de sa classe (cible rénale). En cancérologie, il développe quatre produits en parallèle. Un triple inhibiteur d'angiokinase impliqué dans la régulation de facteurs de croissance de vaisseaux sanguins (VEGFR, PDGFR et FGFR). Les cancers du poumon non à petites cellules, des ovaires et colorectal devraient répondre à cette stratégie thérapeutique. Les essais cliniques sont en phase III. Un inhibiteur de tyrosine kinase liée aux facteurs de croissance EGFR et HER2, devrait traiter plusieurs cancers (poumon, sein, tête et cou, glioblastome, et colorectal). Il est aujourd'hui en phase IIb/III. Deux autres produits sont dans les tuyaux, un peu plus en amont dans leurs développements ; des inhibiteurs d'enzymes impliquées dans la régulation du cycle cellulaire. Autre originalité de la recherche de Boehringer Ingelheim, les bénéfices doubles de certains produits. En ciblant le facteur de croissance PDGFR et le FGFR, le traitement serait efficace dans le traitement du cancer du poumon mais aussi de la fibrose pulmonaire. L'inhibition de l'EGFR, elle, aura des effets thérapeutiques à la fois sur le cancer du poumon et la broncho-pneumopathie obstructive. Une stratégie de développement « coup double » qui devrait couvrir de nombreuses indications pour un même produit. Astex, Morphosys, Biota, Galapagos, Evotec ou encore Biolipox figurent parmi les sociétés de biotechnologies partenaires de l'Allemand. Le laboratoire compte 6400 employés en R&D. Rien qu'en 2007, il a embauché 402 employés dans ce domaine. Il a dépensé 1,73 milliard d'euros en 2007. À venir, les résultats de phase III de la flibanserin, un traitement des troubles du désir féminin. à Biberach, Nadia Timizar

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