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BMS s'offre Inhibitex pour 2,5 Mrds $

Audrey Fréel

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BMS s'offre Inhibitex pour 2,5 Mrds $

Le groupe américain va débourser 2,5 Mrds $ pour s'emparer de la société biopharmaceutique Inhibitex. Celle-ci développe notamment le INX-189, un antiviral qui traite les infections liées à l'hépatite C.

Bristol-Myers Squibb (BMS) donne un coup de fouet à son portfolio de recherche dans le domaine de l'hépatite C. Il a mis la main sur son compatriote Inhibitex, une société biopharmaceutique spécialisée dans les traitements contre les maladies infectieuses, basée à Alpharetta en Géorgie (États-Unis). BMS a vu les choses en grand en proposant 26 $ par actions, soit une transaction qui porterait sur un total de 2,5 milliards de dollars (2 Mrds €) en numéraire. Ce qui représente une prime colossale de 163 % par rapport au dernier cours coté d'Inhibitex, dont le Conseil de directoire a bien évidemment accepté cette offre. BMS devrait commencer à tirer profit de cette acquisition en 2016. Via ce rachat, il a accès au produit phare d'Inhibitex, le INX-189, actuellement en phase II de développement clinique pour le traitement des infections liées au virus de l'hépatite C (HCV). Ce dernier est un inhibiteur oral qui appartient à une nouvelle classe d'antiviraux : les nucléotides-nucléosides. Inhibitex possède aussi d'autres antiviraux de ce type, mais à un stade préclinique. Outre des traitements contre l'HCV, la société développe le FV-100 qui est une molécule contre le zona, l'antibactérien Aurexis qui traite les infections sanguines dues au staphylocoque S. aureus et un vaccin contre certains staphylocoques. Ce dernier est développé en partenariat avec Pfizer. Cette acquisition permet donc à BMS d'étoffer son portefeuille de recherche dans le domaine des infections et de consolider ses positions dans le traitement de l'HCV. En 2010, le groupe avait aussi déboursé 885 M$ pour acquérir ZymoGenetics, ce qui lui avait permis de mettre la main sur l'interféron lambda pégylé (IL-29), un traitement en développement contre l'HCV. Et il n'est pas le seul à parier sur ce marché. Cette nouvelle opération de reprise de BMS rappelle le rachat en novembre de la société Pharmasset, spécialisée dans l'hépatite C, par Gilead pour un montant astronomique de 11 Mrds $ (CPH n°571). En octobre, Roche s'était également emparé de la société californienne Anadys, qui développe elle aussi des antiviraux contre l'HCV, pour 230 M$. Selon l'Organisation mondiale de la santé, 170 millions de personnes souffrent de cette maladie qui affecte environ 3 à 4 millions d'individus chaque année. L'hépatite C peut conduire à de sérieuses complications comme des cirrhoses ou des cancers du foie. « Il existe des besoins médicaux non satisfaits dans le domaine de l'hépatite C. Cette acquisition représente un investissement important pour la croissance à long terme du groupe », confirme Lamberto Andreotti, p-dg de BMS.

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