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Biotechnologies : Lev fusionne avec ViroPharma

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Les deux sociétés biopharmaceutiques américaines viennent de signer un accord de fusion.
Les deux sociétés biopharmaceutiques américaines viennent de signer un accord de fusion. L'opération permet à ViroPharma d'acquérir Lev Pharmaceuticals pour un montant initial de 442,9 millions de dollars (279,8 M?). Selon les termes financiers, le montant total du rachat pourrait atteindre jusqu'à 617,5 M$ pour une acquisition, après le feu vert des autorités, attendue avant la fin de l'année. La transaction comprend plusieurs clauses de bonus à de moyennes et plus longues échéances en fonction de la réussite du Cinryze. Ce produit de Lev Pharmaceuticals, spécialisé dans les maladies inflammatoires, est destiné au traitement de l'angioœdème héréditaire (HAE), une maladie orpheline due à la déficience en C1 inhibiteur. Une pathologie qui affecte selon Lev 10000 personnes aux États-Unis. Cinryze attend une approbation de la FDA après les résultats satisfaisants des essais de phase III. L'autorité sanitaire américaine devrait se prononcer le 14 octobre prochain, mais son comité d'experts en produits sanguins a déjà rendu un avis favorable début mai. Les bonus envisagés par l'accord dépendront aussi du succès commercial du produit. ViroPharma cherche ainsi à compléter et diversifier son portefeuille de produits. Spécialisé dans les traitements hospitaliers et gastro-entérologiques, ViroPharma commercialise déjà Vancocin (vancomycine), un antibiotique utilisé dans le traitement de deux types d'entérocolite, causée par deux infections bactériennes distinctes (staphylocoque doré et clostridium difficile). Un produit acquis auprès d'Eli Lilly en 2004. ViroPharma se concentre actuellement sur le développement d'un autre produit, acquis auprès de GSK, Camvia (marivabir), dans le traitement des maladies dues au cytomegalovirus. Camvia est actuellement étudié en phase III, notamment pour des infections chez les patients transplantés. L'annonce de l'acquisition n'a pas séduit les investisseurs. Le jour même, l'action ViroPharma perdait 1,69 $ à 10,65 $, alors qu'elle avait connu une croissance de 58 % depuis le début de l'année. Selon l'agence Reuters, les analystes financiers trouveraient le prix d'achat très élevé alors qu'ils ne seraient pas persuadés du potentiel commercial de Cinryze. La direction de ViroPharma en attend pourtant des pics de ventes potentiels situés entre 250 et 350 M$ par an. En 2007, ViroPharma a dégagé un chiffre d'affaires de 203,7 M$ pour un bénéfice net de 95,3 M$. J.C.

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