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Biotechnologies/Le protocole de Montréal entrave le commerce des OGM

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Le Protocole sur la biosécurité, adopté à l'arraché à Montréal et adopté le 29 janvier par plus de 130 pays, permet à un État de s'opposer aux importations d'organismes génétiquement modifiés (OGM) s'il les juge dangereux pour l'environnement ou la santé, en vertu du "principe de précaution", c'est-à-dire même sans certitude scientifique quant à leur nocivité. Le texte de Montréal place sous haute surveillance tous les échanges d'OGM, qu'il s'agisse de semences ou de produits agricoles non transformés destinés à l'alimentation humaine ou animale. Les OGM exportés dans le monde sont presque exclusivement du soja, du maïs, du colza et du coton transgéniques, produits aux États-Unis, au Canada et en Argentine. L'accord permet à des pays ou régions comme l'Union européenne de garder leur étiquetage séparé des OGM et vise à aider les pays en développement à mettre en place leurs propres systèmes de régulation. Il prévoit que toute semence transgénique devra, à la première arrivée dans un pays, obtenir un accord préalable explicite du pays importateur. La procédure est légèrement moins contraignante pour les produits agricoles de base. Si un pays autorise un tel produit sur son marché intérieur, il doit en informer le Centre d'échanges de la biosécurité, et rendre publiques une série d'informations détaillées sur la nature de la modification génétique. Un pays peut s'opposer à l'importation de ce produit transgénique, mais la procédure d'accord préalable n'est pas obligatoire. Tous pays ou groupe de pays qui a déjà un système de contrôle des importations de produits transgénique - comme l'Union européenne qui a un système d'autorisation préalable pour tous les OGM - peut le garder, y compris s'il est beaucoup plus strict que le Protocole. Au niveau de l'étiquetage, réclamé par les européens, le Protocole prévoit seulement un étiquetage des livraisons "pouvant contenir" des OGM, sans imposer des livraisons séparées, clairement étiquetées OGM ou non OGM. Mais l'accord prévoit des négociations sur des étiquetages spécifiques, et une décision au plus tard deux ans après l'entrée en vigueur du protocole.

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