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Biotechnologies : le Leem crée un comité de travail pour combler le retard de la France

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Le Leem (Les industries du médicament) a annoncé la création d'un comité de travail sur les biotechnologies pour dynamiser ce secteur où l'Europe, et surtout la France, a accumulé un retard considérable sur les Etats-Unis.
« En 2002, la France ne représente que 7 % des molécules développées par des sociétés émergentes en Europe. Et l'Europe a elle-même accumulé en une décennie un retard croissant sur les Etats-Unis, qui se traduit par le nombre plus faible de dépôts de brevets : 7 700 aux USA contre 4 300 en Europe en 2002 », rappelle le Leem. Le syndicat professionnel précise que plus d'un médicament sur trois est aujourd'hui issu des biotechnologies, qui ont « bouleversé les stratégies thérapeutiques » de certains cancers ou de maladies comme la sclérose en plaques ou le diabète, et « seront l'un des piliers de la révolution thérapeutique sans précédent qui s'annonce pour les prochaines décennies ». Ces médicaments biotechnologiques, et surtout les sociétés à l'origine de leur découverte, constituent une opportunité pour l'industrie pharmaceutique face à la baisse de la productivité de sa R&D. Les accords de collaboration dans ce domaine, à l'instar de celui signé par Imclone avec Merck KgaA et Bristol-Myers Squibb autour de l'anticorps monoclonal Erbitux se sont ainsi multipliés. La mise en place du comité doit participer à « la mobilisation indispensable au maintien d'une place stratégique pour la France et les patients français dans le dispositif mondial de la recherche », affirme le Leem. Selon Marc de Garidel, président d'Amgen France et du comité Biotechnologies du Leem, « la France doit aller plus loin dans le développement des biotechnologies ». Même si « de grands progrès », ont, selon lui, déjà été réalisés en France, avec la création du Nouveau Marché en 1996, la Loi sur l'Innovation de 1999 et la mise en place cette année du statut de Jeune entreprise innovante. Un comité construit autour de cinq groupes Le comité rassemble ainsi, au sein de cinq groupes (Biotechnologies et réglementaire, Génération Biotech, Synergies, Bioproduction et Valorisation-Sensibilisation) de grands laboratoires pharmaceutiques (Aventis, Sanofi-Synthélabo, Roche, Novartis, GlaxoSmithKline, Bristol-Myers Squibb, Amgen, Biogen etc.) et de petites et moyennes sociétés de biotechnologies (dont Protein'Expert, spécialisé dans la production à façon de protéines). Il a notamment pour objet de « faciliter les échanges entre les acteurs et coordonner les opérations, études et formations correspondantes », de « valoriser ces biotechnologies dans le paysage français » et de proposer des "optimisations" du cadre réglementaire français et européen, a indiqué le Leem. Marc de Garide, sera assisté dans sa tâche par quatre "animateurs" : Annick Schwebig (Actelion France) sera ainsi chargée de l'optimisation des spécificités liées aux biotechnologies en France, Laurent Arthaud (Aventis Pharma) supervisera les actions nationales et européennes ; Manuel Gea (Bio-Modeling Systems) s'occupera de la facilitation des échanges entre acteurs des biotechnologies du médicament en France ; et enfin, Alain Clergeot (Chugai Pharma France) pilotera les actions de valorisation des biotechnologies du médicament en France. Toutefois, pas question pour ce comité de concurrencer d'autres organisations, comme France Biotech. Au contraire, Pierre Le Sourd, président du Leem, estime que cette instance aura des activités « complémentaires de celles menées par France Biotech », et que les deux entités auront vocation à collaborer. Les champs couverts par le comité du Leem viendront ainsi s'ajouter à ceux de France Biotech, avec notamment les questions relatives à la production des substances thérapeutiques issues des biotechnologies et aux affaires réglementaires.

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