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Biotechnologies : augmentation de capital pour Innogenetics

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La société belge de biotechnologies Innogenetics a annoncé son intention de procéder à une augmentation de son capital d'au maximum 11 %, afin de renforcer les ressources nécessaires au financement de ses programmes de développement thérapeutiques. Mais elle devrait également renforcer son pouvoir de négociation dans le cadre de la formation de partenariats portant sur ces programmes. Cette opération, qui doit recevoir l'aval des autorités belges, devrait apporter un peu plus de 30 millions d'euros à Innogenetics, dont l'activité repose sur deux divisions : les diagnostics de spécialités et le développement de spécialités biopharmaceutiques. Au sein de cette division, Innogenetics dispose d'un portefeuille de produits en développement comportant cinq projets. Dans l'hépatite C, deux vaccins, un thérapeutique et un autre prophylactique, sont en phase IIb et préclinique. Ce qui confère à la société de biotech « une longueur d'avance sur des programmes conduits par d'autres sociétés », selon Philippe Archinard, p-dg de la société. Le pipeline de la compagnie compte également Inno 201 et Inno 202, spécialités biopharmaceutiques en phase préclinique dans le traitement des œdèmes pulmonaires pour le premier et la septicémie pour le second. Si Innogenetics compte s'associer à un partenaire pour Inno 201 avant l'entrée en clinique, elle mènera seule les phases cliniques précoces pour Inno 202. La société développe par ailleurs, à travers Xcellentis, (filiale à 100 % issue du spin-off de ses activités dans le domaine de la cicatrisation des plaies), Lyphoderm, traitement des ulcères variqueux. Ce produit à base de kératinocytes humains de culture, vient de faire l'objet d'essais de phase II dont les résultats préliminaires sont prometteurs. Le lancement de Lyphoderm, dont les ventes annuelles pourraient atteindre entre 250 et 300 M ¤ et pour lequel la compagnie cherche un partenaire, est prévu pour 2006. Sur la base de son expertise dans le domaine de la biologie moléculaire et de l'immunologie, Innogenetics, créée en 1985, a choisi de profiter des ressources issues de sa division Diagnostic, bénéficiaire depuis 2002, afin de réduire le risque lié au financement de ses différents programmes de R&D de sa division thérapeutique. Son portefeuille de produits de diagnostic de spécialité, axés sur les maladies infectieuses (hépatite C, VIH, tuberculose...), le dépistage génétique et les maladies neurodégénératives (maladie d'Alzheimer), a séduit les plus grands acteurs du secteur. La compagnie a ainsi signé en mars 2001 un accord avec Bayer Diagnostics portant sur la distribution d'un test de génotypage de l'hépatite C. Sans compter un contrat de codéveloppement, en cours, d'un test rapide de microbiologie conclu avec Roche Diagnostics. A travers différents types de partenariats (distribution, codéveloppement ou simple licensing-out), Innogenetics compte la quasi-totalité du gratin du marché mondial du diagnostic dans son portefeuille de clients : Abbott, Bayer, Roche, bioMérieux, Dade Behring ou encore Organon Tecknica. La division Diagnostic a enregistré en 2002 une hausse de son chiffre d'affaires de 16 % pour atteindre 48 M d'euros, sur un total de 62 M d'euros. La société dispose par ailleurs, depuis 1999, d'une unité de production biopharmaceutique conforme aux cGMP. L'unité, qui a représenté un investissement de 27,3 M d'euros, permet à la compagnie de disposer en propre de capacités de production pour ses produits de diagnostic, ses produits à base de substances biopharmaceutiques et d'un atelier dédié à ses activités de développement. De quoi assurer son indépendance en termes de capacités de production et lui permettre même d'offrir ses services à des tiers en synthèse à façon de substances biopharmaceutiques. Pour 2003 et 2004, Innogenetics prévoit d'enregistrer une hausse de 15 à 20 % du revenu issu de ses produits (48 M d'euros en 2002) et de son chiffre d'affaires global (62 M d'euros), tout en maintenant ses dépenses opérationnelles (28 M d'euros). La compagnie, dont le budget de R&D (29 M d'euros) devrait croître de 10 à 15 % par an jusqu'en 2004, estime par ailleurs qu'elle va pouvoir dans le même temps réduire sa perte opérationnelle, qui a atteint 16 M d'euros l'an dernier.

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