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Biotechnologie/Le gouvernement se mobilise pour la biotechnologie française

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Moins d'un mois après l'annonce d'un plan gouvernemental pour le secteur des biotechnologies (Chimie Hebdo n°147, p. 12), Christian Pierret, secrétaire d'Etat à l'industrie, a déclaré dans un entretien au Monde que " La France devait se hisser au premier rang en 2006 dans les biotechnologies en Europe, en rattrapant la Grande-Bretagne et l'Allemagne ". A cette fin, " l'Etat va injecter jusqu'à 500 Meuros supplémentaires " et " stimuler par des mesures fiscales le créateur et l'investisseur ",a-t-il ajouté. La France se situe derrière la Grande-Bretagne, (300 entreprises de biotechnologie employant 18 000 personnes), et l'Allemagne (400 entreprises employant 11 000 salariés). La France compte 150 entreprises dans ce secteur employant 5 000 personnes. En 2005, le marché des biotechnologies pèsera environ 250 Mrds euros par an et emploiera 3 millions de personnes, selon Bercy. Christian Pierret s'est également prononcé " à titre personnel ", pour une participation de la Caisse nationale d'assurance-maladie au financement du secteur des biotechnologies. " Cette idée est tout à fait dans la philosophie qui a présidé à la naissance de la Sécurité sociale. L'ordonnance de 1945 ne prévoyait-elle pas le soutien à la recherche et une politique de prévention des risques de santé ? ", a-t-il déclaré. Par ailleurs, la France va transposer la directive européenne sur la brevetabilité du vivant avec cette réserve que " le corps humain, tout comme les éléments et les produits de ce dernier, ne sont pas brevetables en tant que tels ", a indiqué Ch. Pierret. De son côté, le ministre de l'Economie et des Finances, Laurent Fabius, a indiqué que les mesures annoncées mi-octobre en faveur des entreprises de biotechnologie entreraient en vigueur " au plus tard le 1er janvier 2002 ". Un fonds de soutien aux entreprises de biotechnologie et un fonds de co-investissement pour les jeunes entreprises ont été créés. Le premier " permettra de garantir de l'ordre de 400 Meuros de fonds propres ou de concours à long terme ", a indiqué le ministre. Il sera géré par la Sofaris, filiale de la banque de développement des PME, au sein d'une filiale dédiée, et apportera aux investisseurs une garantie sur 50 à 70 % de leurs apports en capital à ces entreprises. Le fonds de co-investissement pour les jeunes entreprises sera doté par l'Etat et la Caisse des dépôts et consignations de 60 Meuros, et sera ouvert à la participation d'autres investisseurs, comme la Banque européenne d'investissement. Il investira directement dans de jeunes entreprises, aux côtés de leurs actionnaires initiaux, et " permettra aux fonds d'investissements spécialisés dans les très jeunes entreprises de trouver un relais de financement ". Ce fonds devrait drainer au moins 120 Meuros vers les entreprises concernées. D'autre part, L. Fabius désire " prendre les mesures nécessaires " pour que l'Association française contre les myopathies puisse investir dans les sociétés biotechnologique susceptibles de s'intéresser aux maladies orphelines. L. Fabius a déploré que la France ait encore " un certain retard " en matière de biotechnologies : " les financements privés restent insuffisants ", a-t-il déclaré. Il a noté que les entreprises américaines du secteur " emploient quatre fois plus de personnes que les sociétés européennes, pour un chiffre d'affaires cinq fois supérieur ", ajoutant que " la somme des marchés des Etats membres de l'Union, actuellement fragmentés, dépasse le marché américain ". il a enfin indiqué que " l'Union devrait faire la force au sein d'un véritable espace européen de la recherche ".

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