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Biosynex lève des fonds pour se développer à l'export

Aurélie Dureuil

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Chiffres clés

- Création mars 2005

- 15 salariés

- Capital de 452 k€ qui devait être porté à 947 k€ avant fin 2010

- CA 2010 : 1M€

- Prévision de CA : 6 M€ d'ici 3 ans

Biosynex lève des fonds pour se développer à l'export

Thierry Paper, p-dg de Biosynex

© Biosynex

Spécialisée dans les tests utilisant l'immunofiltration, la société prévoit une croissance rapide liée à la commercialisation à l'international de ses neuf produits.

Après avoir procédé à des augmentations de capital tous les ans en interne depuis sa création en mars 2005, la société alsacienne se tourne vers des ressources externes. Thierry Paper, p-dg de Biosynex entend lever entre 2,5 et 3 millions d'euros au premier semestre 2011. Des capitaux qui permettront de développer une unité export. « Nous embaucherons au moins une personne pour participer aux grands salons du diagnostic, visiter nos distributeurs. Aujourd'hui, nos produits sont matures et ne demandent qu'à être promus », indique Thierry Paper. La société dispose de neuf tests rapides de diagnostics in vitro, dont quatre « significatifs en termes de chiffre d'affaires et qui seront amenés à se développer fortement ». Biosynex est présent principalement dans trois domaines : les pathologies tropicales avec un test de dépistage du paludisme ; les maladies infectieuses avec un test de sérologie du virus d'Epstein Barr (EBV) ; et les marqueurs d'urgences avec un test de rupture des membranes fœtales et un test de détection d'une immunité anti-tétanique. Le reste de son chiffre d'affaires est réalisé avec des produits de niches. « Nos concurrents sont surtout présents sur les marchés de masse, comme les tests de grossesse ou de détection de drogues dans les urines. Nous essayons de répondre à des problématiques médicales plus pointues. Il s'agit de marchés moins concurrentiels avec des produits à plus forte valeur ajoutée », souligne Thierry Paper.

Ce positionnement, le p-dg l'a développé dès la création de Biosynex. «J'avais avec les deux autres fondateurs une expérience dans l'industrie du diagnostic in vitro. Nous travaillions depuis 1993 en tant que distributeurs en France de sociétés européennes, américaines et asiatiques. En créant Biosynex, nous voulions développer de nouvelles applications de tests de diagnostic rapides », précise le dirigeant. Rapidement, une équipe de R&D et une autre de production sont constituées. Le p-dg de la société qui compte 15 personnes aujourd'hui se félicite de son organisation intégrée. « Dès que l'on explore une nouvelle application, le produit peut être rapidement mis sur le marché. Notre réflexion vise à continuer de mener cette double activité de front. C'est très important en terme de réactivité. » La levée de fonds prévue début 2011 devrait permettre de renforcer l'équipe de R&D qui pourrait passer de 5 à 7 personnes d'ici à 2012. Aujourd'hui, Thierry Paper confie avoir plusieurs produits en développement. « Il s'agit de produits à fort potentiel que nous devrions commercialiser dans les deux ans à venir », ajoute-t-il. Si à sa création Biosynex avait comme unique objectif de développer de nouvelles applications, la start-up se penche désormais sur d'autres axes de recherches. Et travaille sur l'amélioration des systèmes existants. « Innover sur le device est un moyen de nous démarquer de nos concurrents », souligne le p-dg. La société a déposé 6 brevets depuis sa création. Deux sont déjà actifs.

Les tests de diagnostic rapide de Biosynex reposent sur les technologies d'immunofiltration et d'immunochromatographie. La société étant surtout spécialisée sur la première. « Les tests de diagnostic rapide utilisant les techniques d'immunofiltration se font sur un support qui contient une membrane et un absorbant. Différents réactifs vont être filtrés par le support. La lecture se fait ensuite par l'apparition de signaux colorés, détaille Thierry Paper. Notre savoir-faire sur cette technologie nous permet d'apporter un certain nombre de perfectionnements par la simplification de la procédure d'utilisation des tests et l'optimisation des performances analytiques. »

En production, l'investissement devrait concerner l'outil de production et notamment l'automatisation du process. « Aujourd'hui, avec 8 personnes nous sommes prêts à répondre à un accroissement rapide de l'activité. Nous avons ainsi le potentiel de doubler la production sans modifier notre organisation. Il s'agissait d'une volonté de ma part de pouvoir être réactif et répondre à la croissance de l'activité », note Thierry Paper. Une croissance que le dirigeant estime rapide. Le chiffre d'affaires d'un million d'euros en 2010 devrait quadrupler dans les deux prochaines années. Cette évolution devrait être portée par l'enregistrement en cours d'un produit en Chine et aux États-Unis. « Il s'agit d'un de nos quatre grands produits », indique Thierry Paper qui se refuse à révéler lequel.

Parmi ces produits, la société se targue d'avoir le test de sérologie EBV « le plus rapide du marché ». Le résultat est obtenu en 2 minutes contre 15 pour les tests concurrents. Une performance reconnue par un « acteur majeur du diagnostic in vitro » avec lequel la start-up a signé un contrat de commercialisation sur cinq ans en juin 2010. Biosynex a signé par ailleurs des accords avec des acteurs locaux. Car la société développe trois stratégies. La première consiste à vendre les produits via un réseau de distributeurs constitué par Biosynex. La start-up a par ailleurs conclu des partenariats avec des entreprises de diagnostic pour une distribution via leur réseau. Enfin, Biosynex discute actuellement avec des sociétés de diagnostic pour des collaborations en R&D. Si les développements de Biosynex passent essentiellement par de la croissance organique, le p-dg n'exclut pas de « saisir des opportunités d'acquisition ».

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