Nous suivre Industrie Pharma

Biosimilaires : Teva et Lonza forment une coentreprise pour le leadership des biosimilaires

Sujets relatifs :

,
Non content de poursuivre la consolidation du secteur des génériques, comme avec le rachat de Barr en juillet dernier (CPH n°433), le leader mondial Teva compte peser sur le marché des biosimilaires. L'alliance stratégique tout juste signée avec Lonza en est une preuve de taille.
Non content de poursuivre la consolidation du secteur des génériques, comme avec le rachat de Barr en juillet dernier (CPH n°433), le leader mondial Teva compte peser sur le marché des biosimilaires. L'alliance stratégique tout juste signée avec Lonza en est une preuve de taille. Cette coentreprise va permettre au groupe israélien de profiter « de l'expérience » et des capacités de production de Lonza « dans le développement biopharmaceutique », selon Shlomo Yanai, président et p-dg de Teva. De son côté, Stefan Borgas, p-dg de Lonza, se dit « confiant » dans les compétences de son groupe « en matière de production biologique » pour apporter une vraie « valeur ajoutée à la coentreprise ». Et parle même de l'entrée de Lonza sur le marché des biosimilaires comme d'une « extension naturelle » de son portefeuille en sciences du vivant. Le projet, dont aucun détail financier n'a été dévoilé, prévoit de fonder cette coentreprise dès ce premier trimestre 2009, sous le nom des deux sociétés: Teva et Lonza. Leur objectif est de développer, de produire et de commercialiser en commun un portefeuille de produits biosimilaires. Au niveau industriel, les deux sociétés peuvent se montrer complémentaires: Lonza détient des unités de production biopharmaceutiques en Suisse, en République tchèque, en Belgique, en Chine et aux états-Unis, tandis que Teva dispose d'infrastructures de production de biosimilaires au Mexique, en Hongrie et en Chine. Stratégiquement, c'est un deuxième pas d'envergure pour Teva sur le marché des biosimilaires. Il y a à peine un an, le groupe israélien avait fait l'acquisition, pour un peu plus de 400 millions de dollars (310 M€), d'un spécialiste américain,
CoGenesys (CPH n°410). Du côté de ses produits, Teva a reçu début septembre 2008 une AMM européenne pour son facteur de croissance de la lignée neutrophile (G-CSF) dans le traitement de la neutropénie induite par la chimiothérapie, qui devrait être commercialisé dès cette année. Le groupe détient déjà un petit portefeuille de produits comme le G-CSF, un interféron alpha 2b, et une hormone de croissance. Selon Teva, le marché biopharmaceutique représentera 30 % du marché mondial des médicaments d'ici à 2015, quand il compte déjà pour 20 % actuellement. Une manne à prendre pour les fabricants avec la tombée des brevets. Un article paru en décembre dernier sur le site d'information allemand Bionity.com estime ainsi qu'entre 2009 et 2019 la valeur totale des produits biopharmaceutiques tombant dans le domaine public atteindrait 50 Mrds $.
J.C.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition  »

Chloroquine/Covid-19 : « Je plaide pour son utilisation immédiate, très large, mais sous condition »

Créateur du Genopole d'Evry, qu'il a dirigé de 1998 à 2017, Pierre Tambourin nous livre ses réflexions sur l'utilisation de l'hydroxychloroquine dans la traitement du Covid-19. La pandémie de[…]

27/03/2020 | Coronavirus
Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Les « pharma papers » dénoncent 14 millions de liens d'intérêts

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Patrick Hibon de Frohen : Nouveaux métiers ou mutations et évolutions des compétences ?

Bioproduction : Les propositions du Leem pour renforcer la filière

Bioproduction : Les propositions du Leem pour renforcer la filière

Plus d'articles