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Bionext

Aurélie Dureuil

Chiffres clés

150 € de capitaux propres.

400 € d'aides.

500 € de prêts participatifs.

350 000 € du concours national d'aide à la création d'entreprise.

2011 premier chiffre d'affaires attendu.

Bionext

Laurent-Philippe Albou, cofondateur de Bionext.

© © Bionext

La société analyse la structure moléculaire des candidats-médicament afin de prédire les effets secondaires et toxiques et un éventuel manque d'efficacité.

« 49 % des échecs des candidats-médicament sont dus aux effets secondaires, à la toxicité in vivo et au manque d'efficacité », annonce Laurent-Philippe Albou, directeur scientifique et cofondateur de Bionext. Or, le Leem rappelle que sur 10 molécules « criblées », une quinzaine atteignent les tests pré-cliniques pour une ou deux qui seront mises sur le marché. Et bien sûr, plus l'arrêt des développements se fait tardivement dans le processus, plus le laboratoire a engagé de fonds. Bionext, qui tire « profit de l'explosion des données structurales consécutives aux séquençages massifs des génomes », propose des outils bioinformatiques pour la modélisation de l'environnement cellulaire. Objectif : travailler sur les biomolécules pour prédire les partenaires moléculaires et sites de liaisons associés, les effets secondaires, et toxiques et le manque d'efficacité. « Dans un premier temps, les laboratoires créent une molécule qu'ils testent sur des cibles, mais ils n'ont pas d'outils pour évaluer très tôt dans leur développement les fonctions et comportements de cette entité dans un environnement cellulaire complet. Or ce sont les interactions avec l'environnement qui sont à l'origine de ces effets », constate Laurent-Philippe Albou dont les travaux de thèse ont contribué à la création de Bionext en avril 2009 et de sa plateforme bioinformatique, Bionext virtual screening (BVS).

Bionext intervient à plusieurs étapes du développement des molécules. Et d'abord très en amont pour l'identification de candidats-médicament. Le criblage virtuel « traditionnel » de molécules actives, intervient surtout pour la détermination et l'optimisation de la structure chimique d'une substance. Bionext va plus loin en s'intéressant aussi au contexte cellulaire pour déterminer « la bonne région à cibler ». La jeune société propose un premier « scénario » consistant à regarder les différentes zones de la molécule sur lesquelles un candidat- médicament pourrait venir agir, puis de constater leur fréquence dans le milieu. « En effet, si un médicament peut se lier à d'autres molécules dans le milieu cellulaire, les risques d'effets secondaires augmentent », indique le directeur scientifique. L'un des objectifs de la plateforme est donc d'identifier une zone de la molécule cible qui ne se répète pas ou très peu dans le milieu et de la recommander afin d'augmenter la sélectivité du médicament. Outre, cette aide pour l'identification, Bionext peut intervenir alors que le laboratoire a identifié un couple médicament / molécule cible. « Dans ce cas, le laboratoire sait où le composé va se lier. Notre démarche est d'étudier le paysage moléculaire contenu dans la cellule pour voir sur quelles autres régions de la cible ou quelles autres molécules présentes dans le milieu pourrait se lier au médicament, note Laurent-Philippe Albou. Notre plateforme permet alors de mieux comprendre le mode d'action du candidat-médicament et en particulier de fournir des indications à l'échelle moléculaire et atomique quant aux possibles causes de manque d'efficacité, ou d'effets secondaires et toxiques constatés ». L'entreprise pourrait alors intervenir avant les phases d'essais cliniques et ainsi éviter de mauvaises surprises alors que les fonds ont été engagés à l'organisation de ces tests.

Les deux fondateurs de la société, Laurent-Philippe Albou et son frère Serge, président, entendent « apporter une solution globale avec les outils informatiques mais aussi une partie de conseil et d'accompagnement ». Car, ils visent le marché de la R&D pharmaceutique, cosmétique et chimique mais aussi le « sauvetage dirigé » de candidats-médicament pour lesquels les phases cliniques ont été interrompues. « Dans certains cas, nous pouvons identifier les causes physico-chimiques de la survenue d'un effet secondaire ou toxique pour un type de cellule donné, par exemple », indique le directeur scientifique. Une autre piste de travail pour Bionext concerne l'élaboration de biomarqueurs in silico, permettant d'évaluer « rapidement et à moindre coût ces différents aspects du comportement d'une molécule dans la cellule ». Pour ces différentes prestations, la société propose d'effectuer en interne les travaux. « Nous travaillons actuellement sur les aspects juridiques de propriété intellectuelle afin de pouvoir débuter notre activité. Nous devrions enregistrer nos premiers contrats début 2011 », signale Serge Albou. La société a déposé à l'été 2009 les brevets sur ses technologies. Pour poursuivre son développement, Bionext qui compte 4 salariés planche actuellement sur une augmentation de son capital.

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