Nous suivre Industrie Pharma

Biodistrict Lyon-Gerland, une identité pour une visibilité internationale

À LYON, AURÉLIE DUREUIL

L'agglomération lyonnaise crée le Biodistrict Lyon-Gerland, afin d'accroître la renommée internationale de ce quartier qui recense de nombreuses entreprises dans le domaine de la santé.

« Positionner Lyon sur la carte des sites majeurs d'implantation d'activités économiques et d'innovation en biotechnologies et santé au niveau international. » L'ambition de l'agglomération lyonnaise passe par la mise « en lumière d'une offre économique territoriale cohérente, visible et attractive ». C'est dans ce but qu'a été créé le 4 juin dernier Biodistrict Lyon-Gerland. Sous ce nouveau nom, l'agglomération entend ainsi « faire de Lyon, un des écosystèmes les plus dynamiques pour l'accueil et le développement d'activités économiques et d'innovation en matière de santé et biotechnologies », selon Gérard Collomb. Au sein du territoire de 700 hectares du quartier Gerland situé au sud de Lyon, la ville compte des leaders mondiaux du secteur comme Sanofi (avec ses filiales Mérial, Genzyme et Sanofi Pasteur) mais aussi des PME telles que Valneva, Platine Pharma Services et Genoway. Au total, l'agglomération souligne la présence de 50 acteurs de la filière et surtout d'une chaîne de valeur complète. Outre des industriels et des start-up, le Biodistrict compte ainsi des établissements d'enseignement supérieur à travers l'ENS de Lyon et l'université de Lyon, des structures de recherche avec notamment l'Inserm, des agences réglementaires nationales et internationales comme l'ANSM et l'Anses mais également le pôle de compétitivité Lyonbiopôle et de nouveaux programmes comme Accinov, plateforme mutualisée d'aide à l'industrialisation ouverte fin 2013, et l'Institut de recherche technologique (IRT) BioAster créé dans le cadre des investissements d'avenir. Une diversité des acteurs que Biodistrict Lyon-Gerland compte bien mettre en valeur pour attirer de nouveaux investissements. « Nous voulions une signature pour regrouper les acteurs de l'ensemble du territoire », souligne Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon.

Une identité qui vise à attirer les investissements dans le Biodistrict Lyon-Gerland qui s'étend sur une centaine d'hectares. Le site compte ainsi plus de 5 000 emplois dans le domaine de la santé et des biotechnologies. Et le Biodistrict Lyon-Gerland peut encore accueillir des entreprises avec une zone de 2,5 hectares encore disponibles sur la zone Techsud. « L'attractivité de Lyon se joue beaucoup à travers les éléments de concentration : de savoir-faire, de talents scientifiques, etc. », souligne Jacques de Chilly, directeur exécutif de l'Aderly (agence pour le développement économique de la région lyonnaise). L'agence travaille ainsi pour faire valoir les avantages d'une possible implantation à Lyon pour des investisseurs. Dans le domaine de la santé, le directeur exécutif de l'Aderly note : « Quand une entreprise mondiale envisage une implantation, Lyon fait partie des 7 à 8 villes regardées ». À l'exemple de Sanofi. Très fortement implanté dans la région Rhône-Alpes, le leader français de l'industrie pharmaceutique implantera d'ici à 2016 les sièges mondiaux de Mérial et Sanofi Pasteur au sein du Biodistrict ainsi qu'un centre de services partagés en cours de construction. Cette structure qui devrait être opérationnelle au 2e trimestre 2015 emploiera 1 000 personnes. D'autres investissements sont en cours au sein du Biodistrict. À l'exemple des laboratoires Aguettant (voir article p 20) et de Novasep. Le fournisseur de services de développement de procédés, de production à façon de molécules et d'équipements de purification pour l'industrie des sciences de la vie installe une première équipe d'environ 30 personnes, selon Michel Spagnol, président de Novasep. « Dans le cadre du redéploiement stratégique du groupe, l'implantation dans le Biodistrict fournira un point d'ancrage pour nos dirigeants dans une région dynamique », signale-t-il. Le dirigeant pointe ainsi l'importance de « se rapprocher de nos clients » mais aussi d'« être dans un environnement dynamique, notamment pour profiter des écoles ».

 

Un « écosystème » de qualité

 

Un écosystème tant industriel que pour la qualité de vie des collaborateurs que souligne également Éric Lambert, secrétaire général de Mérial : « À Lyon, nous trouvons des institutions qui fonctionnent comme Accinov mais aussi un cadre de vie avec des écoles internationales et l'image de Lyon ». Et au niveau de la R&D aussi les acteurs du Biodistrict se montrent satisfaits de l'écosystème offert. Une image positive que constate également Florence Agostino-Etchetto, directrice général de Lyonbiopôle. « Lyon a l'image qu'il est en train de se construire à la fois au niveau du terreau industriel et du poids médical et scientifique. Aujourd'hui, cette identité va nous aider à trouver des partenariats », précise-t-elle.

Cette aide pour trouver des partenariats est notamment recherchée par les jeunes sociétés innovantes et les équipes de recherches académiques. Comme en témoigne Stéphane Legastelois, directeur de Platine Pharma Services : « La vocation d'une start-up est de s'inscrire dans un écosystème pour se développer à l'international ». La société fondée en 2011 par Transgene et InnatePharma compte plus de 20 salariés dédiés à son activité de services d'immuno-monitoring et de développement de tests immunologiques. « Nous travaillons beaucoup avec l'écosystème qui nous fournit un accès à des chercheurs et des équipements mais aussi à des industriels », indique le dirigeant de Platine Pharma Services. Charlotte Primard, directrice générale d'Adjuvatis, compte elle aussi profiter du réseau du Biodistrict. La société créée en décembre 2013 développe un adjuvant biodégradable, issu d'une unité mixte CNRS-BioMérieux. « Dans le domaine du vaccin, on voit bien toute l'histoire de Lyon, combinaison de recherche académique de haute technologie et d'un soutien à la création d'entreprises », souligne Charlotte Primard. Dans le domaine des maladies auto-immunes, Alma Bio Therapeutics a également choisi de s'implanter dans le « Lyon Kibboutz », selon Binah Baum, sa p-dg, notamment pour la « qualité d'écoute quand on arrive avec une technologie de rupture ». Tant au niveau des start-up que des grands groupes en passant par les PME et ETI, les acteurs de la pharmacie se félicitent de l'écosystème du Biodistrict Lyon-Gerland pour leurs activités. Des témoignages importants pour l'agglomération qui entend accroître sa visibilité internationale pour attirer de nouveaux investissements.

FICHE D'IDENTITÉ DU BIODISTRICT LYON-GERLAND

Dimension : 100 hectares Intervenants : 50 acteurs de la filière Effectif : plus de 5 000 emplois

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Industrie Pharma

Nous vous recommandons

Transformation digitale : Des solutions qui s'imposent

Transformation digitale : Des solutions qui s'imposent

Avec le confinement et le développement du travail à distance, la transformation numérique de l'industrie n'a jamais paru aussi pertinente. Et si la crise liée au Covid-19 accélérait[…]

La pharma se dévoile en chiffres clés

La pharma se dévoile en chiffres clés

La crise bouscule les habitudes

La crise bouscule les habitudes

Données : « Prioriser le retour sur investissement »

Données : « Prioriser le retour sur investissement »

Plus d'articles