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Baisse de la rentabilité pour Boehringer en 2012

A Ingelheim, Audrey Fréel

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Baisse de la rentabilité pour Boehringer en 2012

Les ventes de Boehringer Ingelheim, par activité en 2012

© Source : Boehringer Ingelheim

L'an dernier, Boehringer Ingelheim a publié des ventes dynamiques, qui contrastent avec la baisse de ses bénéfices. La situation est restée difficile en Europe, où la société allemande prévoit de nouvelles restructurations cette année.

Le groupe familial allemand s'en est plutôt bien sorti l'an dernier. Mais il n'a tout de même pas réussi à renouveler les bonnes performances de 2011, où la croissance était au rendez-vous à la fois du côté des ventes et de la rentabilité. Si le chiffre d'affaires a une nouvelle fois affiché une croissance à deux chiffres en s'élevant à 14,69 milliards d'euros en 2012 (+ 11,5 %), le résultat opérationnel est, lui, entré en récession. Il s'est établi à 1,85 Mrd €, soit une baisse de 18,4 % comparée à 2011. Même son de cloche pour le bénéfice net qui recule de 16,2 %, à 1,24 Mrd €. « La baisse des bénéfices comparée à l'année précédente a été due à des effets ponctuels. Notre activité de base est en excellente santé », a tout de même rassuré Andreas Bauner, président du Conseil d'administration de Boehringer lors de la présentation de ces résultats. Parmi les effets ayant impacté la rentabilité, Hubertus von Baumbach, membre du CA chargé des finances, cite notamment « la fermeture de certains sites de production chimique » qui ont pesé pour 360 M€. L'unique usine française du groupe, Labso Chimie Fine, située à Blanquefort (Gironde) fait d'ailleurs partie de ces restructurations. Boehringer avait annoncé fin 2012 son intention de fermer ce site de production de principes actifs en juillet prochain, entraînant la suppression de 53 postes. Et les réorganisations devraient se poursuivre cette année, particulièrement sur le Vieux continent. Hubertus von Baumbach a effectivement averti que le groupe « allait adapter ses structures dans de nombreux pays européens, en particulier dans les pays d'Europe du Sud », sans préciser les pays et sites concernés. Si l'Europe a affiché une croissance des ventes positive en 2012 (+ 3,9 %, à 4,19 Mrds €), elle reste bien moins dynamique que les autres marchés géographiques. Les Amériques ont généré 6,90 Mrds € (+ 13,4 %) et la zone Asie, Australie, Afrique 3,59 Mrds € (+ 17,9 %). Du côté des activités, les produits pharmaceutiques sous ordonnance demeurent le pilier principal de Boehringer Ingelheim. Avec un chiffre d'affaires de 11,4 Mrds €, en croissance de 13 %, cette branche représente 78 % des ventes totales. Elle s'est encore une fois appuyée sur son blockbuster Spiriva (tiotropium), utilisé contre la bronchite du fumeur, qui occupe toujours la première place des ventes de produits avec 3,56 Mrds € (+ 13 %) de chiffre d'affaires. Il est suivi par le Micardis (telmisartan, 1,62 Mrd € de ventes). A noter également les bonnes avancées des nouveaux médicaments. L'antithrobomtique Pradaxa (dabigatran étexilate), qui a été autorisé fin 2010 en Amérique du Nord et début 2011 en Europe, a atteint la 3e place (1,11 Mrd €,+ 76 % de croissance). Cette année, le groupe compte aussi pénétrer le marché de l'oncologie via le lancement de la molécule afatinib, pour le traitement de certaines formes du cancer du poumon. A l'horizon 2017, Boehringer ambitionne d'ailleurs « de générer environ la moitié des ventes », avec les nouveaux produits.

NBE et biosomilaires, futurs facteurs de croissance

 

En parallèle, les deux autres principales divisions du groupe, dédiées aux OTC et à la santé animale, ont également affiché des croissances positives respectives de 7,8 % (à 1,5 Mrd €) et de 8,8 % (à 1,06 Mrd €). Enfin, la dernière division, spécialisée dans les produits biopharmaceutiques, a progressé de 5,8 %, à 549 M€. Elle est composée de trois activités : production à façon, développement d'ingrédients biologiques actifs et biosimilaires. Pour le moment, le chiffre d'affaires de cette branche est uniquement généré par l'activité de production à façon. Mais, à terme, les autres activités devraient elles aussi dégager des ventes. « Nous nous attendons à ce que les nouvelles entités biologiques (NBE) et les biosimilaires deviennent d'importants facteurs de croissance à moyen et long terme », confirme le directeur financier. Pour 2013, la société allemande prévoit de maintenir sa croissance et table sur une progression d'environ 5 % des ventes.

 

« Le groupe va adapter ses structures dans de nombreux pays européens »

 

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