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AstraZeneca rejette en bloc les offres de Pfizer

Le feuilleton AstraZeneca/Pfizer se poursuit. Fin avril, Pfizer avait agité la sphère pharmaceutique internationale en dévoilant son plan de rachat du Britannique AstraZeneca. Une première offre a déjà été lancée en janvier, à 46,61 livres par titre, soit près de 99 milliards de dollars. Mais elle a été refusée par AstraZeneca. Pas de quoi cependant décourager Pfizer, qui est revenu à la charge le 2 mai en relevant son offre à 50 livres par action. Soit un montant de 63 milliards de livres (environ 76 Mrds € et 106 Mrds $). Si cette opération aboutissait, il s'agirait d'un des plus gros rachats jamais réalisés dans le secteur pharmaceutique. En plus d'appâter les actionnaires d'Astra-Zeneca, Pfizer s'est aussi lancé dans une opération de séduction du gouvernement britannique. Son p-dg, Ian Read, a écrit une lettre au Premier ministre britannique, David Cameron, pour l'assurer de son engagement à long terme au Royaume-Uni. Il lui a notamment promis d'établir la résidence fiscale et le siège social européen du nouvel ensemble au Royaume-Uni. Il s'est aussi engagé à baser au moins 20 % des emplois de R&D du groupe fusionné dans le pays. La partie est néanmoins loin d'être gagnée pour le laboratoire américain. Sa nouvelle offre n'a pas trouvé grâce aux yeux du Conseil d'administration d'AstraZeneca qui s'est empressé de la décliner. « Les termes financiers et autres décrits dans la proposition sont inadéquats, sous-évaluent considérablement AstraZeneca et ne sont pas une base sur laquelle engager des discussions avec Pfizer », a estimé le laboratoire britannique. Et pour convaincre ses actionnaires de l'importance de rester indépendant, AstraZeneca a dévoilé le 6 mai des perspectives de croissance à long terme très alléchantes. « AstraZeneca est entrain d'achever sa transformation, et a maintenant la taille, l'orientation et l'équipe adéquate pour fournir l'un des plus intéressants pipelines de l'industrie pharmaceutique », a affirmé le Français Pascal Soriot, à la tête du laboratoire britannique depuis 2012. Le groupe prépare actuellement le lancement de plusieurs nouveaux produits à fort potentiel de croissance, notamment dans les aires thérapeutiques du diabète, du cardio-vasculaire et de l'oncologie. Jusqu'en 2017, ses ventes seront globalement similaires à celles de 2013 qui se sont élevées à 25,7 Mrds $. Soit deux fois moins que le chiffre d'affaires de Pfizer, qui a atteint 51,6 Mrds $ en 2013. Mais pour AstraZeneca, tout devrait s'accélérer entre 2017 et 2023. Durant cette période, le groupe devrait prendre une nouvelle dimension et s'attend à générer un chiffre d'affaires de 45 Mrds $ en 2023. Ce qui en fait une cible très attirante pour ses actionnaires, mais aussi pour ses concurrents, à l'instar de Pfizer. Selon le code boursier britannique, le géant américain a jusqu'au 26 mai pour lancer une offre formelle sur son homologue britannique. Une fusion des deux groupes donnerait naissance à un mastodonte pharmaceutique pesant plus de 77 Mrds $ de ventes.

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