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« Asseoir le support technique et réglementaire »

Alors que l'association prépare la 14e édition du salon ContaminExpo et de son congrès ContaminExpert, son président élu en juin 2014 revient sur les grands axes de son mandat. Rencontre avec Abdel Khadir, président de l'Association pour la prévention et l'étude de la contamination.

Industrie Pharma : Vous avez été élu en juin 2014 à la présidence de l'Aspec pour un mandat d'un an renouvelable trois fois. Pouvez-vous nous présenter l'association ?

Abdel Khadir : Reconnue d'utilité publique, l'Association pour la prévention et l'étude de la contamination (Aspec) a pour mission de fédérer les acteurs de la maîtrise de la contamination et des salles propres autour des activités suivantes : évènementiel, formation, adhésion, publication de guides techniques et audit/expertise. Ces activités concernent de nombreuses filières (de la micro-électronique à l'agro-alimentaire, en passant par le spatial et les laboratoires de confinement) avec une part importante dans les industries pharmaceutique et de la santé. Nos partenaires sont représentés par des institutionnels et des organismes de R&D, mais également par des utilisateurs industriels. Autres acteurs très importants, les équipementiers et fournisseurs de solutions pour la prévention de la contamination et enfin des personnes qui, malgré leur retrait de la vie active, continuent à mettre à profit leurs compétences au service de l'association. Le conseil d'administration compte 24 administrateurs. Et bien sûr, il y a une structure permanente, cheville ouvrière de l'Aspec, qui assure l'aspect opérationnel tant pour le développement commercial que technique.

 

Quelles vont être les grandes orientations de votre mandat à la présidence de l'Aspec ?

A.K. : Je veux asseoir ce qui fait la réputation de l'Aspec : le support technique et réglementaire. Nous avons une stratégie à court et moyen termes. D'abord, nous allons mener une réorganisation interne des outils de l'Aspec et moderniser notre approche. Nous sommes en train d'identifier de nouveaux sujets, des marchés en très fort développement. C'est le cas par exemple des dispositifs médicaux.

À moyen terme, nous voulons continuer à proposer à nos adhérents une offre différente par son exigence technique. Nous sommes les seuls en France à proposer une formation diplômante « Métrologie des salles propres ».

 

Vous prévoyez également de mettre en place un nouvel outil pour vos adhérents ?

A.K. : Nos partenaires sont en attente d'outils, de guides, de recommandations, d'informations et souhaitons répondre à leurs attentes. Notamment au travers de guides aux thématiques variées (le dernier-né « nettoyage et désinfection », sortie en mars 2015, et le guide «qualification et maintenance des isolateurs » à venir), mais aussi de nouveaux outils. Nous voulons renforcer notre solution d'appui technique à distance pour nos adhérents. Quand un adhérent aura une question sur un sujet, il aura la possibilité de trouver l'information auprès d'un permanent de l'Aspec qui est en charge de trouver la réponse au sein de notre réseau. Ce type d'interaction existe aussi sur notre salon ContaminExpo.

 

Envisagez-vous un développement à l'international ?

A.K. : Nous restons en effet ouvert à un développement hors de nos frontières et notamment, nous réfléchissons à avoir des structures relais dans les pays francophones. Cela permettrait d'élargir le réseau Aspec. Car nous sommes très sollicités par des personnes qui viennent de pays étrangers pour assister à des congrès et des formations.

 

Plus spécifiquement dans le domaine de l'industrie pharmaceutique. Quels sont les sujets qui mobilisent les industriels ?

A.K. : Il y a des évolutions normatives en cours avec la modification de différentes parties de la norme ISO 14 644. C'est une des rares normes qui est référencée dans les Bonnes pratiques de fabrication (BPF). L'Aspec, à la présidence de la commission en charge de cette norme, sera à même d'être le relais d'information idéal pour les industriels. Une autre des grandes évolutions concerne les modifications de techniques de travail. Aujourd'hui, avec les solutions à usage unique, on se retrouve à confiner complètement tout en ayant des équipements jetables, gamma stérilisés et qui permettent de manipuler des fluides pour les conditionner de manière totalement aseptique.

CONTAMINEXPO 2015, UNE ÉDITION SOUS LE SIGNE DE L'INNOVATION

Le salon ContaminExpo qui se tiendra du 31 mars au 2 avril à Paris, Porte de Versailles, voit les choses en grand. Avec 150 exposants et 4 000 visiteurs attendus, il accueillera trois salles propres « grandeur nature ». « Une représentera un laboratoire pharmaceutique, une autre un laboratoire L3 et la dernière un laboratoire de sécurité niveau 4 », précise Stéphane Ortu, responsable Développement de l'Aspec. De nombreux ateliers pratiques, ainsi qu'un espace Démo et Actu, seront également organisés pour « permettre aux visiteurs de mieux comprendre et trouver des solutions à leurs besoins », ajoute-t-il. Un village Innovation permettra aux start-up de « mettre en avant leur originalité » et des Trophées de l'innovation récompenseront « les équipements, matériels et services » des deux années précédentes. Enfin, le congrès ContaminExpert se penchera sur cinq thématiques : conception des installations, méthodes de contrôle des salles propres, surveillance, biocontamination et techniques de mesures, établissements de santé, ainsi qu'une table ronde dédiée à l'optimisation énergétique des salles propres en exploitation.

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