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Aspen courtise le portefeuille de GSK et son usine normande

Akela Sophia

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Aspen courtise le portefeuille de GSK  et son usine normande

Remplissage des seringues de Fraxiparine à Notre-Dame de Bondeville

© © GSK

Le génériqueur sud-africain propose au géant britannique de reprendre ses activités dans le domaine de la thrombose. Outre le portefeuille de produits, l'offre comprend aussi la reprise de l'usine GSK de Notre-Dame de Bondeville, en Normandie.

Le groupe pharmaceutique anglais GlaxoSmithKline a présenté le 18 juin l'offre de rachat de ses activités dans le domaine de la thrombose, proposée par le groupe pharmaceutique sud-africain Aspen. Spécialiste entre autres des médicaments génériques, principalement sous formes sèches et sur les marchés des pays émergents, Aspen souhaite ainsi élargir son offre à des produits stériles injectables, une gamme de médicaments dont il ne dispose pas encore, en s'appuyant sur un site industriel au savoir-faire confirmé. En l'occurrence celui de GSK à Notre-Dame de Bondeville (Seine-Maritime), qui recense 700 salariés. L'acquisition lui permettrait également de continuer son implantation en Europe. Le groupe a en effet déjà racheté il y a quatre ans à Bad Oldesloe, en Allemagne, une usine GSK de 350 salariés spécialisée dans des produits sous formes sèches.

De son côté, GSK, qui détient 18% d'Aspen, « confirme avec cette vente sa stratégie de se concentrer davantage sur des médicaments à fort potentiel de croissance et de préparer l'arrivée des nouveaux médicaments issus de sa recherche et développement », indique Jean-Yves Lecoq, porte-parole du groupe, « Les productions de Notre-Dame de Bondeville, seul site mondial de GSK à produire des anti-thrombotiques, à l'instar de l'Arixtra, du Fraxiparine et du Fraxodi échappent d'autant moins à cette stratégie que ce sont des produits matures et bientôt dans le domaine public. L'Arixtra, est même déjà vendu sous forme de générique dans certains pays ».

Des ventes mondiales de 420 M£

 

Techniquement, l'offre d'Aspen prévoit que le transfert juridique des activités commerciales de GSK relatives au traitement de la thrombose, s'effectue à la fin de l'année 2013. Elles représentent environ 200 personnes et ont généré des ventes de 420 millions de livres (491,6 M€) en 2012. Quand au transfert du site de production normand, il se déroulerait au deuxième trimestre 2014. « Après la consultation des partenaires sociaux qui sera lancée le 27 juin prochain », précise Jean-Yves Lecoq. Selon ce dernier, ces transferts devraient s'effectuer sans perte d'emplois, Aspen ayant une réelle volonté de déploiement dans les anti-thromboses pour lesquels il disposera d'ailleurs en 2014 d'une capacité augmentée. Une nouvelle chaîne de remplissage de seringues va en effet être construite sur le site. Un investissement de 35 M€ qui augmentera significativement les capacités de l'usine, dont la production a atteint 145,5 millions d'unités en 2012, 85 % du total ayant été exporté.

De leur côté, surpris, les salariés de l'usine s'inquiètent de ce projet dont ils ne comprennent pas la finalité. La direction de GSK leur a en effet toujours indiqué que leur site était stratégique et que les investissements régulièrement réalisés étaient gages de pérennité dans le groupe.

Basé à Pretoria en Afrique du Sud, Aspen totalise 6 000 collaborateurs, onze sites de production réparties dans sept pays (Afrique du Sud, Tanzanie, Kenya, Brésil, Mexique, Australie et Allemagne) et sur quatre continents. Le groupe revendique être le plus grand fabricant pharmaceutique d'Afrique et un des principaux fournisseurs de médicaments de marque et de médicaments génériques dans plus de 150 pays à travers le monde. A noter : l'offre de rachat inclut les marchés de tous les pays, à l'exception des marchés chinois (incluant Hong Kong et Macau), indien et pakistanais. GSK souhaite les garder en portefeuille et les approvisionnera via un contrat de sous-traitance avec Aspen.

 

"Aspen souhaite ainsi élargir son offre à des produits stériles injectables"

 

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