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Audrey Fréel

Amgen bénéficiera des produits d'Onyx en oncologie.

© © Amgen

LE LABORATOIRE AMÉRICAIN DÉBOURSERA 10,4 MILLIARDS DE DOLLARS POUR S'OFFRIR SON COMPATRIOTE ET AINSI SE RENFORCER DANS LE DOMAINE DE L'ONCOLOGIE.

Amgen a finalement obtenu gain de cause en rachetant fin août son concurrent et compatriote Onyx Pharmaceuticals. Mais pour arriver à ses fins, il a dû casser sa tirelire et s'endetter. Le montant de la transaction s'élève à 10,4 milliards de dollars (7,8 Mrds €), soit 125 $ par action. La société californienne empruntera 8,1 Mrds $ auprès de banques et financera le reste via sa trésorerie. La transaction devrait être finalisée au début du quatrième trimestre. « Après un processus d'évaluation minutieux et approfondi, notre Conseil d'administration a déterminé que la transaction en numéraire avec Amgen maximise la valeur pour nos actionnaires et élargit le potentiel de nos médicaments commercialisés et de notre pipeline en développement pour servir plus de patients dans le monde », a expliqué Tony Coles, p-dg d'Onyx. Cet accord fait suite à plus de deux mois de négociations entre les sociétés. Amgen n'en est effectivement pas à son premier coup d'essai puisqu'il avait lancé une offensive sur Onyx au début de l'été, proposant 120 $ par action. Une offre que s'était empressée de décliner Onyx, arguant que le prix « sous-évaluait significativement » la société.

Cette acquisition permettra à Amgen d'étoffer considérablement son portefeuille de produits commercialisés et en développement et de se renforcer en oncologie. Créé en 2003 et basé à San Francisco, Onyx a généré 362,2 M$ de ventes en 2012 et emploie plus de 500 salariés aux États-Unis et en Europe. Il est spécialisé dans le développement et la commercialisation de traitements anticancéreux innovants. Le médicament phare du groupe est le Krypolis (carfilzomib), pour le traitement du myélome multiple (un cancer hématologique), qui a obtenu le feu vert des autorités américaines en 2012. Onyx détient tous les droits mondiaux du Krypolis, à l'exception du Japon. D'après des analystes cités par Reuters, le chiffre d'affaires potentiel de ce produit est estimé à plus de 2 Mrds $/an. La société californienne commercialise également, en partenariat avec Bayer, le Nexavar (sorafenib) qui traite le carcinome hépatocellulaire (HCC). Elle possède aussi un pipeline de recherche prometteur, avec plusieurs molécules en phase avancée de développement clinique.

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