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Actavis veut pénétrer le marché des biosimilaires

J.B.

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Le génériqueur Actavis vient de signer un accord d'exclusivité jusqu'au 1er novembre pour le possible rachat de 51 % des parts de la société suisse Biopartners Holdings auprès de la société-mère Bioton. Stratégie envisagée par la société en juillet dernier lors du refinancement de sa dette, Actavis pourrait ainsi faire son entrée sur le marché des biosimilaires. La société polonaise de biotechnologies Bioton est en effet l'un des quatre producteurs d'insuline humaine recombinante au niveau mondial. Et BioPartners, société créée en 2000, est l'une des premières à avoir soumis un dossier d'approbation d'un biosimilaire au niveau européen. Son hormone de croissance humaine recombinante, Valtropin (somatropine), est l'une des premières à avoir reçu le feu vert de l'Europe. Actavis va ainsi démarrer une due-diligence des comptes de Biopartners. Le montant de la transaction n'est pas encore déterminé ; il dépendra des résultats de cet audit. Mais également du montant de l'acquisition de 100 % des parts de BioPartners par Bioton et des coûts de développement du portefeuille de BioPartners, notamment en ce qui concerne les hormones de croissance et le traitement de l'hépatite C (Ribavirin). Les deux partenaires ont également lancé une évaluation des coopérations potentielles dans plusieurs domaines. Notamment pour la distribution de l'insuline humaine recombinante produite par Bioton, pour le co-développement d'injectables pharmaceutiques produits par Copernicus, pour le co-développement et la distribution d'un vaccin de 3e génération contre l'hépatite B produit par la filiale israélienne SciGen de Bioton, ainsi que pour le co-développement et la distribution d'un analogue de l'insuline de Bioton.

« Nous voulons être sélectifs quant à notre portefeuille de produits biologiques, indique Claudio Albrecht directeur général d'Actavis depuis juillet dernier (CPH n°514). L'endocrinologie notamment ». Actavis dispose déjà d'une large sélection de traitements oraux pour le diabète. L'ajout d'un portefeuille d'insuline et d'analogues semble donc rationnel. Le directeur général estime également qu'un portefeuille de biosimilaires dans le domaine de l'oncologie serait complémentaire des produits de chimiothérapie détenus par la société islandaise.

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