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Acquisitions/Merck prend le contrôle de 100 % de Banyu Pharmaceutical

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L'américain Merck vient d'annoncer qu'il allait prendre le contrôle de l'intégralité du groupe japonais Banyu, dans lequel il détient déjà 51 % de participation. L'acquisition par Merck des 49 % de Banyu qu'il ne détient pas encore se fera à travers une offre publique d'achat, d'un montant qui devrait atteindre 1,52 milliard de dollars, représentant une prime d'environ 32 % pour les actionnaires de Banyu. Selon Merck, cette opération, lancée le 14 janvier et devant se terminer le 6 mars prochain, a reçu l'aval du comité de direction de la compagnie japonaise. Une fois la transaction finalisée (pour cela, Merck devra acquérir au moins 80 % des titres Banyu qu'elle ne détient pas encore), le président-directeur général de Banyu, Kenjiro Nagasaka quittera ses fonctions en juin prochain, date de l'assemblée générale du groupe. Son successeur sera nommé à cette date. De plus, Banyu quittera la Bourse de Tokyo. Merck a précisé qu'il avait l'intention de faire de Banyu la deuxième plus importante filiale du groupe après les Etats-Unis. Le groupe, présent au Japon depuis 1970 au travers de MSD Japan, avait pris une participation de 49 % dans le laboratoire en 1984. Selon certains analystes, cette opération pourrait faciliter l'acquisition par Merck d'autres compagnies japonaises, alors que l'industrie pharmaceutique domestique est en voie de consolidation. Une consolidation qui se fait toutefois à petits pas. Les compagnies de l'archipel, qui subissent de plus en plus la concurrence des groupes occidentaux, ont commencé à se regrouper, avec plus ou moins de réussite. Ainsi, la fusion en Taisho et Tanabe, annoncée début 2001, n'a pas abouti, en raison " de trop grandes différences de fonctionnement ". L'alliance aurait pourtant créé la troisième compagnie pharmaceutique du Japon, avec un chiffre d'affaires annuel de 468 Mrds ¥ (4,3 Mrds ?), pour un budget annuel de Recherche et développement de 55 à 60 Mrds ¥ (510 à 550 M?), et se placer en troisième position derrière Takeda et Sankyo. Autre grand groupe occidental présent au Japon, le suisse Roche avait formé fin 2001 une alliance avec la compagnie Chugai, alliance dans laquelle le groupe détient une participation de 51,4 % qui lui a permis de se hisser au cinquième rang du marché japonais. A l'époque, cette acquisition avait constitué la troisième opération de grande envergure réalisée entre un laboratoire japonais et un groupe pharmaceutique international, avec la reprise en 1984 par Merck de Banyu, son partenaire depuis de longues années au Japon, et l'OPA lancée, début 2000, par Boerhinger Ingelheim sur SSP, numéro trois de l'automédication au Japon. Par ailleurs, suite à l'opération conduite par Roche, le groupe français Sanofi-Synthélabo avait annoncé, fin 2002, vouloir lui aussi investir dans une compagnie japonaise, selon une déclaration de son directeur général pour le Japon, Philippe Fauchet. Le groupe pharmaceutique a cinq sociétés communes avec des partenaires de l'archipel, mais n'a pas jusqu'à présent pris de participation directe dans une firme nipponne. " Nous voulons croître au Japon ", a déclaré Ph. Fauchet, qui n'a pas souhaité donner de précision sur un éventuel partenaire. " Quoique nous fassions au Japon, nous le ferons sur des bases amicales et le groupe n'a aucune intention d'y mener une opération hostile ", a assuré Ph. Fauchet. Enfin, Aventis avait annoncé lors de sa création en 2000 " avoir la taille critique pour se développer seul au Japon ".

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