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Abbott France taille dans ses effectifs commerciaux

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Abbott France va supprimer 201 emplois au niveau du siège social de Rungis (Val-de-Marne), dont 192 postes de visiteurs médicaux. Cette décision s'ajoute à l'annonce d'Abbott Products (hérité de Solvay Pharma France) d'une réduction de 170 postes à l'automne dernier (CPH n°522). La filiale Abbott France compte actuellement 1 000 employés. La mesure touchera principalement les salariés de la division Primary Care. Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) a été présenté le 7 février dernier aux CE et CCE. Il prévoit un « reclassement prioritaire » des salariés de la division Primary Care et une cessation anticipée d'activités pour une quarantaine d'employés. Des formations et reconversions longues seraient également prévues.

Selon Abbott France, cette mesure est inhérente à l'évolution des activités pharma- ceutiques. Le portefeuille de produits de la division Primary Care serait essentiellement composé de médicaments génériqués ou proches d'une perte de brevets. « Le produit perd 50 à 80 % de sa part de marché dés l'entrée des génériques. Dans ces conditions, les postes de visiteurs médicaux ne se justifient plus », explique Françoise Poterre, directrice de la communication d'Abbott France. Ces licenciements font cependant grincer les dents des différents syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa) car le groupe a affiché de bons résultats en 2010. Le chiffre d'affaires a, en effet, augmenté de 14,3 % atteignant 35,17 milliards de dollars (25,7 Mrds €) (CPH n°537). Ce plan social est actuellement en cours de discussion entre la direction et les syndicats. Un comité central d'entreprise a d'ailleurs eu lieu le 21 février dernier. D'après Françoise Poterre, cette restructuration devrait être mise en œuvre au plus tôt à partir du mois de juin. A l'inverse, la direction prévoit la création de 52 postes pour renforcer la division immunologie du groupe. Cette division regroupe des produits récemment mis sur le marché. « Ces médicaments sont assez techniques et nécessitent une surveillance accrue des patients. De fait, il est nécessaire de créer une unité pour informer les professionnels de santé (pharmaciens, médecins) de la façon dont il faut surveiller les patients », ajoute Françoise Poterre.

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