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29 laboratoires mondiaux collaborent avec Interpol pour lutter contre la criminalité pharmaceutique

Julien Cottineau

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Les 29 laboratoires signataires

Abbott, Almirall, Amgen, Astellas, AstraZeneca, Bayer, Boehringer Ingelheim, BMS, Celgene, Chugai, Daiichi Sankyo, Dainippon Sumitomo, Eisai, GSK, J&J, Lilly, Lundbeck, Menarini, Merck et Co, Merck KGaA, Novartis, Novo Nordisk, Otsuka, Pfizer, Roche, Sanofi, Shionogi, Takeda et UCB.

Dans le cadre d'un nouveau programme d'Interpol pour lutter contre la contrefaçon de médicaments dans le monde, 29 laboratoires internationaux viennent de s'engager pour trois ans.

La liste est prestigieuse et rassemble l'ensemble de la big pharma mondiale. Sanofi, Pfizer, les Merck américain et allemand, Takeda, ou encore Roche comptent parmi les 29 laboratoires pharmaceutiques à avoir signé un accord avec Interpol pour collaborer à un nouveau programme de lutte contre la criminalité pharmaceutique. L'accord porte sur une durée de trois ans et disposera d'un budget de 4,5 millions d'euros. Le programme sera « axé sur la prévention de toutes les formes de criminalité pharmaceutique, notamment de la contrefaçon de médicaments génériques et de marque, ainsi que sur l'identification et le démantèlement des réseaux de criminalité organisée associés à cette activité illicite, qui génère chaque année des profits se chiffrant en millions de dollars », explique Interpol. Il se concentrera notamment sur la sensibilisation du grand public aux dangers des médicaments contrefaits, en particulier sur la vente sur Internet. Selon des chiffres de l'Organisation mondiale de la santé rapportés par Interpol, les médicaments achetés en ligne sur des sites illégaux dissimulant leur adresse physique seraient des contrefaçons dans plus de 50 % des cas. En dehors d'Internet, environ 10 % des médicaments dans le monde seraient des faux, et jusqu'à 50 % dans certains pays pauvres, avance Sanofi. Aucun pays ni produit n'est à l'abri, souligne aussi Interpol qui rappelle que 109 patients souffrant de pathologies cardiaques sont morts l'an dernier au Pakistan après l'absorption d'un faux médicament, ou qu'en 2006 plus d'une centaine de décès avait été recensée au Panama.

Le programme ambitionne d'allier formation, renforcement des capacités et des actions de répression ciblées. La criminalité pharmaceutique « recouvre la fabrication, le commerce et la distribution de médicaments et de dispositifs médicaux faux, volés ou illicites. Elle englobe la contrefaçon et la falsification de produits médicaux, leur conditionnement et la documentation associée, ainsi que le vol, la fraude, le détournement, la contrebande, le trafic et le blanchiment de fonds liés à ces infractions », selon la définition d'Interpol. L'an dernier, l'opération Pangea V du policier international menée dans une centaine de pays avait abouti à 80 arrestations et à la saisie de 3,75 millions de médicaments contrefaits et « potentiellement mortels », représentant une valeur de 10,5 M$ .

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